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Politique documentaire / Rencontres de « Sétrogran » / du 28 au 30 août 2015

Rencontres de « SÉTROGRAN »
dans la Nièvre à « Sétrogran »
Les Ourgneaux 58340 Montigny-sur-Canne 03 86 50 58 89

POLITIQUE DOCUMENTAIRE
Du vendredi 28 au dimanche 30 août 2015

La question documentaire est l’un des nœuds paradoxaux du monde contemporain. Ancrée dans le rapport au réel, elle fonde des formes artistiques. Supposée contraire à la fiction, elle en croise les exigences ; prétendument tournée vers la neutralité, elle impose souvent des choix politiques forts. Cette cinquième Rencontre de Sétrogran souhaite ainsi lever un certain nombre de confusions dont l’esthétique documentaire est l’objet, dans le domaine de la photographie comme dans celui du cinéma ou de l’écriture, littéraire ou philosophique. Elle appelle à entrer dans le contemporain de l’intention documentaire.

VENDREDI 28 AOÛT
12h30 – Déjeuner d’accueil
15h – Philippe Bazin
Ouverture des Rencontres
Situations documentaires.
17h00 – Claire Angelini
Faire voir/laisser voir : une critique des politiques mémorielles.
19h – Apéro. Dîner

SAMEDI 29 AOÛT
9h30 – Brice Matthieussent
La part de la documentation dans la fiction : de la marque à la sensation
11h – Erika Haglund
La rencontre, point de départ du geste documentaire
11h45 – Benjamin Serero
Subjectivité et mise en scène dans le cinéma documentaire
13h15 – Déjeuner
15h – Balade
19h – Buffet au cinéma « Le Sélect » de Saint-Honoré-les-Bains.
20h30 – Projection au cinéma du film de Benjamin Serero et Erika Haglund
Le Moindre centime (2012) suivie d’une discussion.

DIMANCHE 30 AOÛT
9h30 – Christiane Vollaire
Documentaire : une émotion politique 
11h – Olivier Menanteau
Mediagenic, note aux rédactions
13h – Déjeuner de clôture

Ce colloque est le 5ème d’une série commencée il y a trois ans à Sétrogran :
- 2011 : Le Baudelaire des philosophes
- 2012 : Pasolini, à suivre ?
- 2013 : Orwell, les dissensus du sens commun
- 2014 : Edward Saïd : les effets des mythologies coloniales
Il fera l’objet, comme les quatre précédents, d’une publication coordonnée par Philippe Bazin.

Le principe est de conjuguer une grande convivialité à une réelle qualité de réflexion et d’intervention, d’écoute et de discussion.
L’accueil est prévu en gîte, à Chiddes et à la maison de Sétrogran.
Christiane Vollaire et Philippe Bazin s’occupent de l’intendance (courses et cuisine), de telle sorte que le budget final soit le plus modique possible (les années précédentes : 50 € par personne incluant les 2 nuits et 5 repas).

Les frais de nourriture et de logement sont intégralement partagés par tous les intervenants, participants et organisateurs. Les frais de déplacement sont à la charge de chacun. Des covoiturages sont possibles.

Un train arrive à la gare de Cercy-la Tour vers 12h le vendredi.

L2

Edward Saïd, les effets des mythologies coloniales / Publication des actes du colloque

Orazio Irrera / Edward Saïd et Michel Foucault : discours et contre-discours
Christiane Vollaire / L’affectation de scientificité et la question palestinienne
Philippe Bazin / Trouer les murs, passer la frontière
Mohamed Aït Amer Meziane / Orientalisme et sécularisation.
Que faire d’Edward Saïd aujourd’hui ?
Marco Candore / Les sexes de l’Orient rêvé, « Harems, sérails, gynécées…
Une conférence tactile et insouciante »
Maria-Benedita Basto / Edward Saïd lecteur de Vico et Gramsci :
politiques de l’affiliation, pratiques de l’histoire, communs possibles
Clemens Zobel / Mythologie(s) de l’autre : le jeu de l’altérité

Ce colloque est le 4ème d’une série commencée il y a trois ans à Sétrogran :
- 2011 : Le Baudelaire des philosophes
- 2012 : Pasolini, à suivre ?

- 2013 : Orwell, les dissensus du sens commun
Il fait l’objet, comme les trois précédents, d’une publication coordonnée
par Philippe Bazin.

Edward Saïd, les effets des mythologies coloniales
Pour commander les actes, c’est ICI

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Extrait de la communication de Christiane Vollaire :
Un ouvrage critique (1) de Valerie Kennedy, paru en 2000, voyait dans l’œuvre d’Edward Saïd trois directions : l’une qui l’orientait vers le contexte post-colonial, la seconde vers la question de la Palestine, et la troisième vers la responsabilité des intellectuels. Il semble en fait que ces trois questions ne constituent pas trois directions, mais soient au contraire intégralement liées et indissociables l’une de l’autre dans son œuvre.
Et les trois paraissent soudées par cette volonté, dénoncée de façon centrale par Saïd, de masquer le rapport de domination politique sous l’affectation d’un triomphe de la neutralité scientifique. C’est cette affectation de neutralité, cette conviction du bon droit comme supériorité originelle de la raison occidentale, qui sous-tend aussi bien l’exotisme factice dénoncé dans l’Orientalisme, que l’enrégimentement des intellectuels dans l’entreprise coloniale ou néo-coloniale, et, jusque dans les violences de l’actualité la plus récente, la question palestinienne, dont le travail de Saïd, mort en 2003, nous semble éclairer par anticipation les devenirs contemporains.
Et c’est, fondamentalement, en explorant les troubles de sa propre histoire que Saïd se donne les moyens de l’analyser.

Conflit politique et conflit intérieur
Saïd écrit ainsi, dans l’introduction d’un recueil de textes sur l’exil : « Dans ma propre expérience, la Palestine a toujours été identifiée, poétiquement ou irrémédiablement, à la question de la dépossession et de l’exil. (…) Il y a également le sentiment d’une dissonance engendrée par la séparation, la distance, la dispersion, les années de perte et de désorientation. » (2) On aurait tort d’y voir une sorte de lamentation : c’est bien plutôt la matrice du travail sur la dissonance qui sous-tend l’ensemble de sa production, incluant son rapport fondateur à la musique. L’autobiographie n’est nullement ici une forme d’épanchement ou d’exhibition de l’intime, mais tout au contraire une quête constante du commun, sous la mise en évidence du dissensus.

1 Valerie Kennedy, Edward Saïd, A Critical Introduction, Polity Press, Cambridge, 2000.
2 Edward Saïd, Réflexions sur l’exil et autres Essais, Actes Sud, 2008, p. 34.

Philo Plébéienne – Voyons où la philo mène / 13 et 14 mars, ferme Courbet de Flagey / Extraits du colloque d’octobre 2014 / Alain Naze / la Philosophie plébéienne est dans l’escalier

Centre de Documentation et de Réflexion sur les Philosophies Plébéiennes

Association « Voyons où la philo mène »

Ouvert à tous et interventions gratuites

Vendredi 13 mars Librairie Les sandales d’Empédocle à Besançon

19h Christiane Vollaire présentera le livre Le Milieu de nulle part issu du travail commun avec Philippe Bazin (photographies) dans dix-huit centres d’hébergement ou de rétention de réfugiés essentiellement tchétchènes en Pologne.

Samedi 14 mars Ferme Courbet à Flagey

13h30 -15h30 « Le plébéien est-il à gauche ? » Jérôme Ferrand

Cet atelier propose de vivre une expérience éphémère d’élaboration inter-active d’une cartographie de la gauche et de la droite.

Le matière première sera faite de mots, que nous ferons danser, jetterons à la forge de la discussion, et fixerons dans un espace pré-figuré. Cet espace sera édifié, de manière préliminaire et arbitraire, par une carte affichant deux régions signifiées par deux mots : gauche et droite.

À la fin de l’expérience, peut-être serons-nous en mesure de répondre à la question posée : le plébéien est-il à gauche ?

16h-18h « Photographie documentaire et philosophie de terrain » Christiane Vollaire et Philippe Bazin

L’étroite interaction qui articule politique et esthétique mérite d’être explorée dans la multiplicité de ses champs. L’expérience d’un travail de terrain philosophique est ici associée à celle d’une pratique documentaire de la photographie, pour faire surgir, à partir d’une parole politique des migrants radicalement dissociée du témoignage et du discours victimaire, les images des lieux de leur hébergement et de leur rétention.

Le projet se poursuit sur d’autres terrains, continuant d’établir un rapport dialectique et reconstruit de l’image à la parole, destiné à susciter une position revendicatrice.

18h30 Nous vous proposons de continuer les échanges autour d’un verre et d’un repas au gîte « Le Closet » de Fertans ( tarif : 10 €, prestation sous réserve d’un nombre suffisant de participants, inscription obligatoire si possible avant le 7/03. Possibilité d’hébergement au gîte vendredi soir et/ou samedi soir, tarif 15 € la nuitée)

Ferme Courbet de Flagey

28 grande rue 25 330 FLAGEY

Depuis Besançon, suivre Ornans puis Chantrans

Possibilités de transport depuis les gares de Besançon

Inscription et renseignements :

crdpp25@gmail.com ou Philippe Roy 06 51 38 43 45

 http://centre.philoplebe.lautre.net/

Ces ateliers se déroulent dans le cadre de l’ethnopôle Pays de Courbet, pays d’artiste

Télécharger le programme : fichier pdf Flyer atelier 14 03 15

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Extraits audios du colloque du 25 octobre 2014

Pourquoi une philosophie plébéienne ?

Philippe Roy / Postures et impostures d’une philosophie plébéienne

Alain Naze / La philosophie plébéienne est dans l’escalier

Joachim Dupuis / À quoi reconnait-on une philosophie plébéienne ? Elle est baroudeuse, hétérotope, mort-vivante

« Il serait sans doute assez ridicule, mais aussi contradictoire d’envisager la philosophie plébéienne comme adossée à un projet de forme cartésienne, consistant en l’occurrence à faire table rase de la philosophie patricienne, c’est-à-dire de la philosophie officielle – par exemple telle qu’elle s’illustre dans les manuels scolaires. Ce serait ridicule parce que cela reviendrait précisément à former le projet d’une nouvelle orthodoxie (selon laquelle rien ne pourrait inspirer une philosophie plébéienne de ce qui serait dégagé du corpus de la philosophie patricienne), et parce qu’on conférerait ainsi au projet plébéien un aspect monumental emportant avec lui la désignation d’un propre (parce qu’un tel dessein serait alors visé en dehors de toute démarche du type « marronnage »). Contre ce risque, il s’agirait donc de recommencer autrement que ne le font ordinairement les Français, selon Deleuze, et bien davantage à la manière des Anglais et des Américains, c’est-à-dire, « par le milieu » : « Le recommencement français, c’est la table rase, la recherche d’une première certitude comme d’un point d’origine, toujours le point ferme. L’autre manière de recommencer, au contraire, c’est reprendre la ligne interrompue, ajouter un segment à la ligne brisée, la faire passer entre deux rochers, dans un étroit défilé, ou par-dessus le vide, là où elle s’était arrêtée. Ce n’est jamais le début ni la fin qui sont intéressants, le début et la fin sont des points. L’intéressant, c’est le milieu ». Si la philosophie plébéienne présente bien une consistance, ce n’est pas en tout cas celle que pourrait présenter un bloc, dans son aspect massif et localisable, et il y a donc bien lieu de se démarquer de l’entreprise cartésienne visant à procurer un fondement assuré à l’édifice de la mathesis universalis, dont la philosophie aurait constitué le sommet. Loin de ce modèle d’une philosophie couronnée, c’est bien plutôt en tant que flux discontinu que la philosophie plébéienne peut consister, coulant souterrainement, ou jaillissant en plein jour à certaines occasions. Autant dire que cette dimension plébéienne travaille souterrainement les formes plus aristocratiques de la philosophie, non pas à l’image d’une marge, qui pourrait coexister pacifiquement avec une philosophie ainsi réassurée dans sa centralité même, mais plutôt à l’instar d’un explosif, qui fissure, ici ou là, l’édifice imaginaire de la philosophia perennis. »
Alain Naze / La philosophie plébéienne est dans l’escalier (extrait) /

texte intégral ici

ou télécharger le texte : fichier pdf Alain-Naze.-La-philosophie-plébéienne-est-dans-lescalier

Diagramme : Stéphane Libert à partir de la communication de Philippe Roy

« Postures et impostures d’une philosophie plébéienne »

Philippe-Roy.-Postures-et-impostures-dune-philosophie-plébéienne

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