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Solidarité avec Kobanê. Des armes pour la résistance ! / manif samedi 18 octobre, Paris, République, 15h

Nouvelle manifestation de solidarité avec la résistance de Kobanê, à l’appel du Conseil démocratique kurde, et présence du cortège des Anarchistes solidaires, ce samedi 18 octobre à 15h.
Retour sur les événements récents en Turquie et à Kobanê et reportage photo de la précédente manif à Paris.
Lundi 13 octobre, le gouvernement turc, en bombardant des positions du PKK dans le sud-est de la Turquie, à la frontière avec l’Iraq (proche de la région de Mossoul, toujours contrôlée par l’EI), a confirmé clairement son camp. Faire tomber la résistance du Rojava est leur première priorité.
Les appels récents de Hollande, Obama ou de l’ONU à ouvrir la frontière turque pour permettre aux kurdes de Turquie de rejoindre la résistance de Kobanê ne masquent pas l’hypocrisie de leurs positions. Cette demande est contradictoire avec le soutien à la « zone tampon » que souhaite mettre en place la Turquie sur le Kurdistan syrien.
En ce qui concerne Kobanê : les YPG et YPJ (les unités d’autodéfense du Rojava, composées uniquement de femmes pour les YPJ) ont ré-attaqué, au profit de la nuit de lundi, les positions de l’EI, et ont regagné du terrain : d’abord la colline ouest de la ville, même si la frontière turque au nord est toujours bouclée, puis lentement dans la zone urbaine.
Il y aurait encore 5000 habitant.e.s non-armé.e.s dans la ville de Kobanê, tandis qu’un médecin estime pouvoir tenir « moins d’une semaine » ce siège qui a débuté le 15 septembre.
En Turquie, les exactions sur la population kurde continuent, de la part de groupes pro-djihadistes, kémalistes (extrême-droite turque) et des forces policières ou para-policières. Actukurde relève l’assassinat d’un vendeur de journaux kurdes.
On lira également avec attention cet article de l’Observatoire de la vie politique turque, qui revient sur les émeutes de la semaine dernière à Istanbul et y identifie une réelle révolte sociale :
« Les manifestations de rue ont en outre revêtu une incontestable dimension de classe, beaucoup plus nette qu’au moment de Gezi. On a ainsi vu à Esenyurt, Beylikdüzü et Halkalı les travailleurs du secteur du bâtiment – migrants kurdes en partie – descendre dans la rue pour protester, opérant une jonction entre des revendications relatives à leurs conditions de travail et de rémunération et le drame de Kobanê. »

La suite sur http://paris-luttes.info/manifestation-solidarite-avec

Lire également :

Kobanê ne doit pas tomber ! / Alternative libertaire

Solidarité avec Kobanê / NPA

Communiqué de Ensemble !

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Loi antiterroriste : un grand pas dans le tout sécuritaire / Roseline Vachetta / NPA

En procédure accélérée, la loi antiterroriste a été adoptée à l’Assemblée nationale le 18 septembre, et sera soumise au vote des sénateurs à la mi-octobre. Elle s’inscrit dans l’arsenal antiterroriste, déjà riche de 14 lois votées depuis 1986, qu’elle durcit encore…

Un bel exemple d’unité nationale : l’appel du ministre de l’Intérieur dans l’hémicycle, à « la nécessité de se rassembler devant la menace » a donc été entendu. Tous les députés, du FN au Front de gauche, à l’exception des députés EÉLV qui se sont abstenus, ont voté cette quinzième loi de lutte contre le terrorisme. Il est à noter que le PG a désavoué le vote des députés du Front de gauche et appelle les sénateurs et sénatrices du FdG à voter contre. À suivre.
Portée par le ministère de l’Intérieur, la loi affiche la volonté d’empêcher de manière administrative le départ en Syrie de jeunes, garçons et filles. La raison avancée serait essentiellement de diminuer le risque d’action terroriste qu’ils pourraient commettre à leur retour.

Une loi liberticide
Outil de communication gouvernementale, cette loi de circonstance est une atteinte massive aux droits des citoyenEs. Dès le premier article, l’interdiction administrative de sortie du territoire pour 6 mois renouvelables, avec confiscation des papiers d’identité, donne le ton. C’est une mesure préventive quand il y a « des raisons sérieuses de croire que les personnes concernées ont l’intention de partir en Syrie », dixit Bernard Cazeneuve. La présomption de culpabilité remplace donc la présomption d’innocence. C’est une sanction pénale qui s’applique sans jugement et sans qu’un acte répréhensible n’ait été commis. Bref, c’est la pénalisation de l’intention !
Par ailleurs, un nouveau délit est créé, celui d’entreprise terroriste individuelle. Là, il ne s’agit plus d’intentions mais d’infractions : deux infractions doivent avoir été commises, parmi une liste large dans laquelle figurent par exemple la consultation de sites djihadistes ou la possession de livres ou de documentations sur le sujet. Autant dire que cela peut concerner de nombreux citoyenEs curieux, des militants qui tiennent à s’informer à des sources variées, des associations ou partis prenant des positions publiques à partir de sources diverses… Autant dire que, dès l’application de la loi, nous serons tous suspects… et donc coupables !
De plus, les délits de provocation à la commission d’actes terroristes et d’apologie du terrorisme, sur internet, infractions jugées auparavant en tant qu’usage abusif de la liberté d’expression dans le cadre de la loi régissant la presse, seront désormais considérés comme des actes terroristes à part entière, relevant du pénal. Un éditeur ou un hébergeur internet devront retirer les contenus relatifs à l’incitation au terrorisme sous 24 heures, sous peine de blocage du site. Les perquisitions à distance des équipements informatiques seront légales, et les données déchiffrées seront conservées.

Police partout, libertés nulle part ?
Les pouvoirs de police administrative sont fortement augmentés, bien au-delà de la seule question du terrorisme. Les pouvoirs d’enquête sur la criminalité seront étendus, les prérogatives de contrôle renforcées, et le ministre a promis d’augmenter le nombre d’enquêteurs. Pour réaliser « le parcours de radicalisation » des suspects, les policiers auront le droit de passer au scanner toute leur vie, de leurs comptes en banque à leurs messageries en passant par leurs relations.
Cette nouvelle loi remet en cause de nombreux droits : ceux relatifs à l’information, à la liberté de circulation, à la liberté de communication, à la protection de la vie privée…

Quelle efficacité contre le terrorisme ?
Peu, voire pas du tout. Il est quasi impossible de bloquer un contenu jugé litigieux sur les réseaux sociaux sans sur-bloquer tous les réseaux, ce que personne ne fera… Et pour certains des jeunes candidats au départ, ce n’est pas le passage sur des sites de propagande qui les ont convaincus mais le passage en prison ! Pour rappel, 70 % des jeunes incarcérés le sont pour de très courtes peines qui pourraient facilement s’effectuer autrement que dans ces prisons. Mais pour cela, il faudrait miser sur l’éducation et non sur l’enfermement.
Plus globalement, si la volonté était de protéger des jeunes des « sirènes du djihad », il faudrait qu’ils trouvent de bonnes raisons de vivre en France : cela passe par une réelle égalité à l’éducation, à la culture, aux sports, par la fin des harcèlements policiers, et surtout la possibilité de s’imaginer un avenir ici !
Roseline Vachetta
Loi antiterroriste : un grand pas dans le tout sécuritaire / septembre 2014
Publié sur le site du NPA

À lire : l’édito d’Alternative libertaire

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Gaza 2014 ou quel antisionisme ? / Sophie Bessis / Javier Bardem, Penelope Cruz et Almodovar contre les bombardements de Gaza / Mise en examen d’Alain Pojolat (NPA) / Soutenons les Palestiniens, dégageons les antisémites / Alternative libertaire

Depuis qu’Israël a «évacué» Gaza en 2005, Tsahal envahit régulièrement l’enclave au prétexte de neutraliser la capacité de nuisance du Hamas. L’opération «Bordure protectrice» lance aujourd’hui ses chars pour y éliminer les lanceurs de roquettes, au prix de la mort de centaines de civils que le langage militaire appelle «dommages collatéraux». Comme d’habitude, les parrains des deux camps finiront par obtenir un cessez-le-feu. Jusqu’à l’explosion suivante. Jusqu’à quand ?
Plus que jamais, cette tragique répétition et l’impossibilité pour les Palestiniens de vivre en peuple libre sur la terre qui est la leur obligent à reposer la question de l’antisionisme. Vu le caractère inacceptable de l’occupation israélienne, il est facile de se ranger sous sa bannière. Mais il faut, dans ce cas, définir l’antisionisme dont on se réclame.
Les nationalismes, à ne pas confondre avec la libération nationale, se reconnaissent entre autres à leur mythification systématique de l’histoire.
N’échappant pas à cette règle, la construction du roman national israélien repose sur une fiction et une imposture. Le mouvement sioniste a toujours affirmé le droit inaliénable du peuple juif à recouvrer «sa» terre en entretenant l’illusion qu’«une terre sans peuple» attendait le «retour» chez lui d’un peuple sans terre. Ce mensonge a longtemps rendu les Palestiniens invisibles aux yeux du monde. L’imposture, elle, a consisté à transformer l’immémoriale promesse messianique du retour des juifs en Terre sainte en droit de propriété exclusif sur un territoire auquel la Bible, passée du statut de livre saint à celui de manuel d’histoire, est censée servir de cadastre. Or, le sionisme est une idéologie née dans l’Europe de la seconde moitié du XIXe siècle qui a inventé l’Etat-nation, et légitimée par la multiplication des persécutions antijuives qui ont connu leur monstrueux apogée avec l’extermination des Juifs européens dans les camps de la mort nazis.
Pendant des décennies d’ailleurs, théologiens et rabbins ont refusé de le cautionner. Ils jugeaient que le moment du retour ne pouvait être fixé que par l’Eternel et voyaient le signe de l’élection du peuple juif dans le fait qu’il a reçu de Dieu la Loi, plus que la terre, donnée, elle, sous conditions. Construction historique moderne, le sionisme ne saurait donc octroyer par lui-même aucune légitimité à l’Etat-nation israélien qu’il a construit au prix d’une instrumentalisation du religieux et d’une entreprise coloniale n’ayant jamais voulu dire son nom, c’est-à-dire de la conquête, du nettoyage ethnique et de la négation des droits de ceux qu’il a expulsés ou soumis.
Sur le plan politique, comme tout nationalisme, le sionisme s’est donné pour mission de régner sur une communauté dont il s’est autoproclamé l’unique mandataire. Comme tout nationalisme, il définit pour elle un «espace vital» d’où doivent être bannis tous ceux qui portent atteinte à sa pureté. Jamais les dirigeants sionistes, avant puis après la création d’Israël, n’ont voulu désigner de frontières claires à leur Etat, convaincus que ce dernier doit englober la totalité d’un mythique «Eretz Israël» aux limites non définies. Tout au plus, les plus réalistes ont convenu qu’il faudrait un jour lâcher quelque chose, le moins possible, pour obtenir la paix. Mais ces réalistes ont été balayés par l’idéologie même qui était la leur. D’occupation illégale en répression brutale de toute aspiration palestinienne à l’autodétermination, Israël ne s’est donné que la guerre sans fin pour horizon.
Enfin, des siècles d’oppression dont les juifs ont été l’objet les dirigeants sionistes ont tiré une sorte de «droit» à l’impunité pour toute persécution commise, au nom de la réparation des souffrances subies. Cette posture n’est pas recevable. L’éthique oblige donc à l’antisionisme pour deux raisons au moins : les Palestiniens ont le droit de vivre libres dans leur pays, et la persécution subie, quelle qu’en ait été l’ampleur, n’autorise en aucun cas à devenir persécuteur, elle ne libère personne du respect du droit.
Voilà trois raisons, historique, politique, éthique qui donnent sens à l’antisionisme. La détérioration continue de la situation depuis l’échec d’Oslo a rallié à lui ceux qui crurent, sincèrement, que le sionisme pouvait régler de façon positive la «question juive», et qui en constatent aujourd’hui les dérives. C’est le cas de la gauche pacifiste israélienne qui regarde, terrifiée, sa société se laisser séduire par la droite la plus radicale. Antisionistes et postsionistes peuvent donc se rejoindre en un combat commun. A condition, on l’a dit, de savoir de quoi l’on parle.
Tout au long du XXe siècle, tous les nationalismes – portés par une inéluctable dynamique interne à leur point d’incandescence, c’est-à-dire à une modalité ou à une autre du fascisme, quel que soit le nom qu’on lui donne – ont engendré la mort, la destruction, les nettoyages religieux ou ethniques. A chaque fois, des hommes et des femmes se sont levés pour combattre les assignations identitaires, la haine raciale, la stigmatisation des minorités, et pour ouvrir d’autres pistes aux aventures humaines. C’est au nom de ces principes qu’il faut être antisioniste. Pas au nom d’un nationalisme concurrent. Or, la majorité des élites arabes et des opinions qu’elles formatent combattent le sionisme en usant du même logiciel. Elles sont, elles aussi, habitées par le fantasme de la pureté, qui engendre l’exclusion de l’autre du territoire, de la mémoire, de la culture. Le nationalisme arabe a ainsi procédé depuis plus d’un demi-siècle à une série d’épurations ethno-religieuses qui ont exclu des communautés nationales tout ce qui n’était pas arabo-musulman. Cela n’exonère pas le sionisme de ses méfaits. Cela ne donne ni moyens ni légitimité pour le combattre. Pour les parties séculières des opinions arabes, la Palestine est un territoire arabe à récupérer. Pour leurs segments religieux, c’est une terre musulmane qui doit revenir à la Oumma. Les uns et les autres mènent une bataille identitaire contre Israël, dans laquelle les intérêts des Palestiniens réels ne pèsent pas grand-chose, l’histoire l’a, plus d’une fois, montré. La diabolisation courante de tout juif en archétype sioniste a, en outre, conduit la majorité des Arabes à un intolérable déni d’histoire passant par le refus de reconnaître la réalité du génocide hitlérien et par une cécité commode sur les ravages de leur propre nationalisme. Outre leur caractère insupportable, ces postures ont contribué à renforcer la rhétorique sioniste qui n’a cessé de jouer sur la menace antisémite pour souder autour d’elle la société israélienne.
Que faire pour sortir de l’impasse ? D’un côté, la droite israélienne au pouvoir ne veut pas d’un Etat palestinien, si modeste et impuissant soit-il. Pour elle, l’Etat hébreu a vocation à s’étendre de la mer au Jourdain. Or, jamais les Palestiniens ne se résigneront à vivre dans la servitude. De l’autre, une société israélienne existe, si discutables que soient les bases sur lesquelles a reposé sa création. Enfin, la colonisation systématique de la Cisjordanie, où vit désormais 10% de la population juive israélienne, éloigne chaque jour davantage la possibilité de la partition de la Palestine historique en deux Etats. L’occupation a produit le paradoxe d’instaurer l’apartheid dans le cadre d’un mélange inextricable. Dans la mesure où ni les Palestiniens ni les Israéliens juifs ne quitteront une terre qui est la leur ou qui l’est devenue, c’est donc à une autre forme de coexistence qu’il faut désormais songer. Pour que le rêve d’une cohabitation égalitaire puisse se transformer en horizon possible, les Arabes doivent renoncer au stérile déni d’existence de la société israélienne. Seul un combat commun entre les anticolonialistes israéliens et les gauches arabes libérées du vieux réflexe tribal pourrait permettre de briser le cercle. L’antisionisme libérateur ne peut être, de part et d’autre, qu’un antinationalisme.
Sophie Bessis
Gaza 2014 ou quel antisionisme ? /2104
Publié le 30 juillet 2014 dans Libération

À lire :
Javier Bardem, Penelope Cruz, Almodivar contre les bombardements de Gaza

Libération
El Diario
Europa Press

et :
Mise en examen d’Alain Pojolat (NPA)
Soutenons les Palestiniens, dégageons les antisémites / Alternative libertaire

Manif samedi 2 août 15h Denfert-Rochereau Paris

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