Archive pour le Tag 'intermittents'

Eloge de la page blanche : l’Interluttants n°33 est paru / CIP-IdF

Le mouvement social appelé conflit des intermittents du spectacle dure depuis plus de vingt ans. C’est une longévité exemplaire dans l’histoire des luttes.
Pourquoi ? Parce qu’il dépasse largement le seul enjeu de la culture. Le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents a été pensé dans une période de plein emploi pour assurer une continuité de revenu aux techniciens puis aux artistes qui par nature enchaînent des contrats courts. Aujourd’hui, 86 % des embauches se font en CDD. Ces contrats courts ne font plus exception, ils sont la norme. Le Medef ne veut pas supprimer ce régime spécifique pour des raisons économiques mais bien pour des raisons idéologiques : il ne faudrait surtout pas que ce modèle serve aux autres.
C’est un des principaux enjeux de ce conflit. En cette période d’austérité et de précarité grandissante, 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. La situation est catastrophique et l’État se cache derrière le Medef pour faire 2 milliards d’économies en 3 ans sur le dos des pauvres. C’est un massacre.
En 2012, lors de l’élection présidentielle, aucun candidat n’a parlé d’assurance chômage. Seules des solutions toutes faites pour parvenir au Graal du fameux plein emploi étaient proposées. Toutes ces recettes faciles visaient à promettre un emploi aux 6 millions de chômeurs de notre pays. C’est aussi risible que tragique.
(…)
La lutte contre la précarité est un enjeu central. Nous devons donc nous battre, nous n’avons pas le choix, il en va de nos vies et de celles de tous les chômeurs. Notre slogan n’a pas changé : ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.
(…)
Il n’en reste pas moins que tout ce qui a été acquis par le mouvement l’a été grâce aux mouvements de grève de 2003.
La grève est non seulement utile, elle est nécessaire. La grève, c’est un moment de respiration, un arrêt, un temps où nous pouvons nous retrouver, échanger, réfléchir.
Oui, nous voulons du temps.
Nous nous battons pour reprendre possession du temps. La grève c’est d’abord ça : du temps retrouvé. Nous sentons tous, et cela bien au-delà du monde de la culture, que ce qui nous échappe, ce dont nous sommes dépossédés, c’est le temps. Le temps de ne rien faire. Le temps de parler. Le temps de prendre du recul par rapport à notre travail, nos pratiques, nos vies. Les droits à l’intermittence pour tous que nous revendiquons, c’est la possibilité pour chacun de reprendre le pouvoir sur son emploi du temps.
Le Medef et la CFDT ont menacé de quitter l’Unédic ?
Quelle bonne idée ! Nous récusons depuis des années le déni de démocratie que constitue le paritarisme.
Nous souhaitons qu’une page blanche s’ouvre, que le jeu politique s’ouvre enfin sur la question centrale du chômage.
S’il le faut, nous la créerons nous-mêmes la page blanche, et enfin, il sera possible d’inventer.
Oui, pour créer, pour inventer, pour être libres, artistiquement comme politiquement, il nous faut du temps libéré de la contrainte, il nous faut du vide, il nous faut enfin ouvrir une page blanche.
Quoi qu’il en soit, nul n’écrira pour nous. La page blanche, nous la remplirons ensemble.

CIP-IdF, la suite ICI

Interluttants n°33 à télécharger : fichier pdf interluttants 33

À lire aussi : http://paris-luttes.info/intermittence

Sans titre

Manifestation intermittents et chômeurs : ni destruction, ni « sauvetage » mais de nouveaux droits !

« Je pense aussi que vous pouvez me reprocher d’avoir fait la part trop grande aux choses matérielles (…). Ce sont des faits terribles, mais regardons-les en face. Il est certain, bien que ce soit déshonorant pour nous comme nation, que par suite de quelques défauts dans notre communauté, le poète pauvre n’a pas de nos jours, et n’a pas eu depuis deux cents ans, la moindre chance de réussite… Un enfant pauvre en Angleterre n’a guère plus d’espoir que n’en avait le fils d’un esclave à Athènes de parvenir à une émancipation qui lui permette de connaître cette liberté intellectuelle qui est à l’origine des grandes œuvres. C’est cela même. La liberté intellectuelle dépend des choses matérielles. La poésie dépend de la liberté intellectuelle ».
Virginia Woolf / Une chambre à soi

RDV jeudi 27 février à 14h
au Palais Royal pour aller en manifestation jusqu’au Medef, 55 avenue Bosquet, Métro Ecole militaire
ou un rassemblement à l’appel d’organisation de chômeurs et précaires aura commencé à 13H

Le Medef, l’UPA et la CGPME arrivent à la négociation de ce jeudi 27 février 2014 avec un texte proposant la suppression du régime des intermittents du spectacle ainsi que celui des intérimaires.

Plus de la moitié des chômeurs, intermittents ou non, sont actuellement non indemnisés. C’est l’un des moyens – décisif- par lesquels se construit une société de concurrence où chacun est conduit à s’opposer à tous les autres.

Nous ne voulons pas être sauvés

Alors que le Medef déclare que les patrons ne sont en rien redevables des 30 milliards que le gouvernement leur a donné, le ministre de l’emploi ne se prononce pas sur les mesures justes et adaptées aux intermittents proposées par un grand nombre des principales personnes concernées [1]… sous prétexte de ne pas brusquer des « partenaires sociaux » supposés en décider seuls.
Pourtant, le Medef préconise que l’Etat compense la perte de droits résultant de la suppression des annexes 8 et 10 de l’Unedic. L’objectif de l’organisation patronale est clair : tous précaires et sans droits sociaux. Et cela au nom de l’équité ! Ce que l’on risque c’est, comme souvent par le passé, qu’au nom du « déficit », on prétende « sauver le régime » en enfonçant/déglinguant ceux qui en dépendent [2].

Selon nous, toute personne a droit à des conditions d’existence dignes. Or, aujourd’hui, si l’on excepte les nantis, seuls ceux qui bénéficient d’emplois stables et durables avec des salaires corrects et de bonnes conditions de travail, sont dans ce cas…
L’objectif du Medef est d’instaurer une flexibilité généralisée en rognant et en cassant les droits de ceux qui alternent chômage et emplois afin de disposer d’une main d’œuvre corvéable à merci. Le Medef s’emploie tout bonnement, depuis plus de 20 ans, à supprimer les annexes 8 et 10 car, par delà tous les arguments comptables [3], il s’agit pour eux d’en finir avec l’idée même qu’une protection sociale un tant soit peu adaptée aux caractéristiques de l’emploi soit possible.

Les néolibéraux ont un projet de société bien défini [4] qui leur permet de penser les choses sur la durée et de manière stratégique : séparer les artistes et techniciens en 2003 n’avait d’autre objectif que de préparer la sortie des techniciens du régime de l’intermittence. Après les attaques répétées de la cour des comptes, la mise en place de l’ANI (Accord sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi), la CGPME (un des trois syndicats d’employeurs représentés aux négociations) a fait le premier cette proposition. Le Medef la radicalise en réclamant purement et simplement la suppression des annexes 8 et 10. Et comme de coutume, ce train là risque d’en cacher un autre. Les soi-disant « négociations » en cours montreront bientôt à quoi une telle provocation est destinée à préparer la voie… Au vu de la politique d’austérité actuelle, il se pourrait bien que l’on cherche à rogner les droits de tous les « chômeurs en activité à temps réduit », de plus en plus nombreux, et pas ceux des seuls intermittents du spectacle.

Coordination des Intermittents et Précaires IdF

Paris-Luttes.info

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Total fait carburer le ministère / Eric Demey / revue Mouvement

Total qui cofinance et codirige les actions de l’Enseignement artistique et culturel, la dernière nouveauté en date de la politique culturelle mise à l’examen.

Le ministère de la Culture a signé mardi 28 janvier une convention en faveur de l’éducation artistique et culturelle avec Total. Après l’alliance faustienne d’Avignon que nous vous narrions cet été, la première capitalisation française et européenne continue donc de se muer en généreux donateur volant au secours de la culture et de ses budgets en souffrance. Une stratégie qui se révélera peut-être payante pour une entreprise traditionnellement mal-aimée des français, qui veut désormais se doter de l’image d’une entreprise citoyenne. Une alliance inédite aussi, entre pouvoirs publics et entreprise privée, qui pose réellement question sur la capacité de l’État à mener sa politique publique de manière indépendante.
On se souviendra avec malice des propos de François Hollande, candidat à l’investiture PS qui, en 2011, en marge d’une rencontre avec des syndicalistes de Berre-l’Etang dans les Bouches-du-Rhône affirmait : « Si je suis à la tête du pays, nous rétablirons une fiscalisation particulière sur les groupes pétroliers ». Il surfait alors sur la vague d’indignation qui gagnait l’opinion publique, parce qu’en dépit d’un bénéfice mondial pour le moins conséquent (12,3 milliards d’euros), Total ne payait cette année-là aucun impôt sur ses bénéfices en France.
Cette sortie déclencha alors une sèche réplique du président de Total, Christophe de Margerie, qui expliquait que l’entreprise perdait de l’argent sur ses activités en France, ce qui justifiait que Total n’y paye pas d’impôt sur les sociétés.
Un peu plus tard, en pleine campagne électorale, Nicolas Sarkozy lui-même proposait dans l’émission « Des paroles et des actes », du 6 mars 2012, d’instaurer un impôt minimum sur les grands groupes implantés en France et réalisant des bénéfices à l’étranger. Proposition, de l’avis général, impossible à mettre en application, restée donc lettre morte. Tout comme celle de François Hollande sur la « fiscalisation particulière ».
Les campagnes électorales produisent, on le sait, des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, et, les échéances nationales s’éloignant, le tir de barrage politique contre Total n’est plus aujourd’hui de mise.
Lui succède même, entre Total et le gouvernement, une lune de miel aux accents savoureux. Dernières preuves d’amour : celle-ci émane du président de Total, qui invitait récemment Pierre Moscovici à un dîner à Davos, juste avant que l’agence de notation Moody’s ne rende public son verdict sur la situation des finances françaises. A cette occasion, il exprime qu’une dégradation de la note de la France serait selon lui « imméritée », en raison des efforts budgétaires fournis par le gouvernement, et de la situation générale du pays. Comme il est rare d’entendre ainsi un grand patron donner satisfecit à la politique du gouvernement socialiste. Son espoir, probablement bien renseigné, fut exaucé le soir même par Moody’s.
Quelques jours plus tard, le même de Margerie réédite dans le patriotisme en clamant, d’une manière certes un brin provocante, qu’il rêve « de payer plus d’impôts en France ».
Enfin, malgré l’annonce en septembre de nouvelles restructurations en France et la récente délocalisation du service financier de Total à Londres, la nouvelle lune de miel se poursuit  et  place maintenant la culture dans la corbeille des mariés avec cette convention signée ce mardi 28 janvier, entre  Christophe de Margerie, Aurélie Filippetti et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de la Vie Associative et de l’Éducation Populaire. Une convention en faveur de l’éducation artistique et culturelle dont vous pouvez consulter le détail ici, et qui engage Total à participer à l’action publique à hauteur de 4 millions d’euros sur trois ans.
Nous ne tenterons pas ici de railler cette lune de miel ou d’en dénicher les ressorts cachés. Comme le rappelait récemment Jean-Marc Adolphe, le budget de l’éducation artistique et culturelle, est de 39 millions d’euros par an. Soit l’équivalent de 6 kilomètres d’autoroute… On ajoutera dans le registre automobile, que les mesures prises par le gouvernement à l’été 2012, pour agir, très à la marge, sur les prix de l’essence à la pompe avaient coûté 163 millions d’euros à l’Etat. Alors, quatre millions d’euros sur trois ans offerts par Total, c’est bien peu, presque ridicule, mais ce n’est pas rien non plus. Par pragmatisme, on serait donc tenté de ne pas cracher dans la soupe, et d’applaudir à cette levée de fonds réalisée par le ministère pour tenter de financer cet axe annoncé comme prioritaire de sa politique culturelle.

Examinons l’affaire.

Tout d’abord, rappelons que ces dons effectués par Total sont défiscalisables, parce que soumis aux dispositions fiscales de la loi sur le mécénat. On ne sait si Total paiera des impôts sur les sociétés en France cette année. Si c’est le cas, sur ces 4 millions,  2,4 seront déduits de ses impôts. En somme, sur 4 millions, l’État en verse 2,4, et Total réellement : 1,6. Une convention signée avec tambours et trompettes pour 1,6 millions d’euros, on aurait presque l’impression que le ministère fait la manche…
La situation budgétaire devient-elle à ce point tendue que l’Etat doive ainsi augmenter sa trésorerie en faisant appel aux dons des entreprises privées ? En fait, ce type de partenariat entre une entreprise et le ministère de la Culture n’est pas totalement inédit. En 2008, la première convention passée avec une fondation d’entreprise l’est avec la Fondation Culture et Diversité, liée à Fimalac. Différence importante, il n’est pas alors question que cette Fondation abonde le budget du ministère. Idem pour le Fonds InPact, financée par une constellation d’entreprises et de fondations, qui travaille également dans le domaine de l’éducation culturelle.
Pour Frédéric Mitterrand, si l’on se fie à son discours prononcé lors de l’inauguration d’InPact, l’intérêt de ce genre d’alliance est le suivant: il s’agit de « créer les conditions pour que les initiatives de démocratisation culturelle puissent mieux profiter de toute l’expertise et du savoir-faire du monde économique et du mécénat. L’action publique, par ses procédures complexes, n’est pas toujours en mesure de répondre à l’urgence, à la fragilité, à l’expérimentation. L’action culturelle du monde économique dispose pour cela d’une réactivité et d’une souplesse qui constituent une complémentarité essentielle pour ce que nous devons entreprendre ensemble ». Soit, si l’on adhère à l’antienne libérale de l’Etat rigide.
Mais l’intérêt de la chose ne se limite pas aux process. Il est également bien financier. Ainsi, dès 2009, Total avait conclu un partenariat avec l’État, et plus particulièrement le ministère des Sports, de la Jeunesse, de la Vie Associative et de l’Éducation Populaire en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Un partenariat qui a persisté au gré des changements de majorité, puisqu’il fut reconduit en 2013 avec une contribution de Total à hauteur de 16,7 millions d’euros.
Engagement de moyens pour la jeunesse et la culture, voilà évidemment de quoi soigner l’image de la géante multinationale, qui tente désormais d’apparaître comme une entreprise citoyenne. On ne s’étonnera pas que Total s’attelle à cette tâche : coût écologique de l’industrie du pétrole, puissance économique et politique qui s’exerce souvent aux détriments des pays en voie de développement, bénéfices mondiaux mirobolants et imposition optimisée au maximum, investissements en France inadaptés, la liste des griefs qu’on adresse d’ordinaire à Total est longue et dépasse la simple question des prix à la pompe. Il peut donc être important pour elle d’y remédier.
Thomas Porcher a écrit un livre critique sur l’action de Total, recensant les pratiques scandaleuses des géants de l’essence. Pour lui, ce type de partenariat « témoigne probablement d’une volonté de changer de communication après une période où les grandes multinationales répondaient ainsi aux accusations : « si on triche, prouvez-le ». Dire qu’on veut payer plus d’impôts dans son pays, il y a eu le même type d’annonces aux Etats-Unis, suite à la crise. Il faut noter aussi qu’il y a quelques années, Total était l’avant-dernière entreprise la moins aimée en France. Il y a donc certainement une volonté de redorer son blason, et c’est sûr que sa communication était moins travaillée que maintenant ». Pour autant, et on le suit volontiers dans ce chemin, il ne veut pas jeter l’opprobre sur ce mécénat : « il faut voir quelles sont les contreparties ».
Difficile de savoir quelles sont ces contreparties : la convention passée avec le ministère de la Culture est confidentielle. Les services de communication de Total nous confient en tout cas qu’aucune visibilité pour Total n’est prévue, hors la possibilité d’évoquer publiquement ces actions de partenariat. Le Ministère confirme : « Il s’agit d’une visibilité classique pour des actions de mécénat (communication sur les sites internet des différents partenaires : ministères et Total) ». Rien d’alarmant de ce côté-là, on ne risque pas a priori de voir les écoliers sortir de leurs ateliers affublés de t-shirts Total.
Là où le bât risque de blesser un peu plus, ce n’est pas sans importance, c’est que la convention prévoit que Total interviendra désormais dans les choix des projets d’EAC. « Total apporte un soutien de deux millions d’euros apporté à des structures ayant répondu à un appel à projets «  éducation artistique et culturelle «  transmis par les Directions Régionales des Affaires Culturelles (Drac) et sélectionnées par un jury composé de représentants des ministères en charge de la Culture et de la Jeunesse ainsi que de membres de la Fondation Total », précise le projet. Le fait pourrait paraître singulier. Mais l’on s’aperçoit en fait que, depuis longtemps au sein du FEJ (Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse, fonds chargé de sélectionner des projets pour programmes expérimentaux visant à améliorer l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de seize à vingt-cinq ans), Total et l’UIMM sont associés aux choix effectués (1). Cette codirection de la politique publique dure donc depuis quelques années, mais ce n’est pas pour autant sans poser de questions sur la supposée indépendance de cette dernière.
Alors, que vient nous dire la conclusion de ce partenariat d’un nouvel ordre ? Sur le plan symbolique, que l’État se fait auxiliaire de la politique de communication de Total, que le ministère de la Culture doit désormais se faire mécéner par une entreprise privée pour mener son action publique (2), que l’État introduit dans la sélection des projets qu’il va soutenir des membres d’une Fondation privée, que l’État a déjà créé un Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse qui est financé pour plus de la moitié par des fonds privés également décisionnaires dans la sélection que ce fonds opère.
Tout cela, pour nous, pose question sur l’évolution du rapport de force entre intérêts publics et celui des grands groupes privés.  Dans ce cadre, sachons raison garder, ce partenariat ne constitue sans doute qu’une nouvelle petite étape sur le long chemin de la perte de puissance publique. Sur ce chemin, cet article ne constitue aussi qu’un petit caillou semé…
Eric Demey
Total fait carburer le ministère
Publié le 5 février 2014 sur le site de la revue Mouvement

Lire également : Pourquoi la culture n’a plus la banane

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1 Le projet de loi de finances pour 2012 spécifiait que le « L’État financerait quant à lui le FEJ à hauteur de 5,7 millions d’euros en PLF 2012 (*), lequel serait abondé par les partenaires privés (6,5 millions d’euros) ». De la même manière, concernant les choix effectués, le FEJ, qui recevra 1 million supplémentaire de Total via la convention signée le 28 janvier, est codirigé par l’administration d’Etat, Total et l’UIMM, dans un Comité de Gestion où toutes les parties sont représentées… et décisionnaires.
2 En réponse à notre question, le Ministère précise bien que « ces 4 millions d’Euros viennent s’ajouter aux 10 millions d’Euros de mesures nouvelles mobilisés par le ministère de la Culture et de la Communication sur la priorité EAC et constituent donc bien un financement complémentaire ».

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