Archive pour le Tag 'Cisjordanie'

Les muses et la mort / Shlomo Sand

Quand tonnent les muses, les canons se taisent : l’adage, habituellement inversé, est très inexact. Les muses de la communication tonnent d’autant plus lorsque les canons, les avions, et les hélicoptères bruissent et crachent leurs feux. Les chaînes de télévision, en Israël et dans le monde, avec leurs journalistes, leurs commentateurs, et leurs envoyés spéciaux ont, entre deux publicités, fait état du sang versé auquel peu d’entre eux paraissaient attacher de l’importance. Une majorité de spectateurs et d’auditeurs, à commencer par les dirigeants du monde occidental, n’ont pas réagi autrement. Ces derniers, après avoir exprimé leur soutien à l’opération israélienne, ont attendu le début de la catastrophe humanitaire pour émettre une critique discrète. Il est plus facile de déplorer les malheurs passés (le « devoir de mémoire »), que d’ouvrir, en grand, les yeux sur les tragédies actuelles.
En Israël, la population ne veut pas vivre avec Gaza ; elle veut seulement conserver le Golan. Israël a quitté Gaza ; il ne demande qu’à coloniser tranquillement sa « Judée et Samarie » (la Cisjordanie), sans en être empêché par un ennemi cruel. En Israël, le peuple prie pour l’extermination du Hamas et de ses partisans, et les plus durs y ajoutent ceux qui, en grandissant,, deviendront des partisans du Hamas. En attendant, le peuple israélien-juif aspire à développer et renforcer l’identité juive de l’Etat, qui n’est pas celui d’un quart des citoyens, non définis comme juifs.
« Aucun Etat normal ne peut accepter d’être la cible de fusées », a affirmé, au début de la guerre, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Il avait absolument raison, mais il aurait aussi fallu lui rappeler qu’aucun Etat normal, dans le monde, ne peut accepter que, dans sa capitale, qui est aussi la capitale du peuple juif, un tiers des habitants soit privé de souveraineté et dépourvu de droits démocratiques. Il y a également peu d’Etats qui refusent obstinément, depuis des années, de définir leurs frontières définitives, dans l’espoir, non dissimulé, de les élargir encore. Peut-être existe-t-il, malgré tout, un lien quelconque entre toutes ces choses « anormales » ?
Il est bien connu que dans les guerres de l’histoire moderne, c’est toujours l’ennemi qui a engagé les hostilités ; c’est pourquoi l’Etat juif, pacifique, affirme qu’il ne fait que répliquer aux attaques dont il est victime. Qu’en est-il vraiment ? Est-ce ainsi que s’écrit l’histoire ? N’y a-t-il pas, dans la toute récente tragédie, un début de temps long et de temps court tout à fait différents, et plutôt gênants ?
Dans les années 1950, lorsque j’étais encore enfant, mon père m’emmenait au cinéma voir des westerns. Il aimait les grands espaces, et moi j’aimais les pionniers cowboys, et je détestais les indiens. C’était, à peu près, toujours la même scène : un convoi de colons pionniers s’avance lentement et tranquillement, et, soudain, il est attaqué par des cavaliers, à moitié nus, aux visages peinturlurés et grimaçants. On entend des hurlements, les flèches fusent, des femmes et des enfants sont touchés. Heureusement, le courageux héros parvient à repousser les assaillants ; le convoi peut reprendre tranquillement sa route pour aller conquérir de nouveaux espaces et coloniser le désert. Finalement, dans les films, nous sortions toujours vainqueurs : moi et mes héros blancs.
A la fin des années 1960, Hollywood a effectué une révision maligne qui a détruit les images pieuses de mon enfance. J’ai vu alors d’autres scénarii : des méchants colons volent la terre en massacrant les indigènes, dont les survivants sont entassés dans des réserves. Plus tard, en étudiant l’histoire, mes options politiques et morales se sont dégradées. Depuis lors, je me suis trouvé du côté des victimes, de ceux qui, même s’ils sont laids, ont raison de revendiquer leur terre, et le droit d’y vivre libres. Si je suis devenu « gauchiste », une des raisons en est que, même si aujourd’hui j’appartiens au camp des forts, je reste un descendant des victimes d’hier.
Ici, le récit du temps long a commencé il y a environ 130 ans, quand l’Europe orientale antisémite s’est mise à vomir ses juifs. Contrairement à la masse des réfugiés et des émigrants qui s’est écoulée vers la nouvelle Terre promise en Amérique du Nord, la petite minorité sioniste a décidé qu’elle préférait une auto-souveraineté dans l’antique Canaan. C’est ainsi qu’a débuté sa colonisation au Moyen Orient, en invoquant la Bible, à l’instar des colons puritains, mais sans motivation religieuse. Il faut aussi se souvenir que, dès le début, la quasi totalité de ces colons n’est pas venue là pour vivre en intégration avec la population locale, mais pour fonder son propre Etat juif. Pendant 130 ans, ils se sont employés à supplanter les autochtones, et ils ont réussi à conquérir l’ensemble du pays. A chaque fois, depuis 1929, le bloc des colons a été violemment agressé, mais il a toujours triomphé. Il a achevé son voyage, non pas à San Francisco, mais à Jéricho, et au lieu de créer Las Vegas, il a fondé des colonies dans la vallée du Jourdain.
Sa « faute cardinale » a résidé dans le fait que, contrairement à ce qui s’est passé en Amérique du Nord, il n’a pas exterminé la majorité des indigènes. Et, comme l’a souligné un éminent historien israélien, il a aussi commis l’erreur de ne pas tous les expulser loin de son nouvel Etat. Dans son aveuglement, il n’a pas prévu l’avenir, laissant une partie d’entre eux vivre dans l’Etat juif en expansion, et le reste s’entasser sur ses frontières. Quand je vois, à la télévision, les images en provenance de Gaza, je ne peux m’empêcher de penser qu’au moins 70 % des personnes filmées sont des descendants de réfugiés qui résidaient, autrefois, dans les lieux où je vis et travaille, au nord de Tel-Aviv (Shah Muwannis), à Jaffa ou à Majdal (aujourd’hui appelée Ashkelon). De même me reviennent en mémoire les réserves indiennes du XIXe siècle qui, par désespoir, s’insurgèrent violemment, avant de se rendre définitivement à la force des blancs.
Un récit du temps court se juxtapose à celui du temps long. « Tout à coup, et sans prévenir, le Hamas s’est mis à nous bombarder avec des roquettes », s’écrie, à la face du monde, le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Mais, là aussi, l’histoire a commencé de façon sensiblement différente. Trois jeunes colons, non armés, ont été enlevés et assassinés cruellement, en Cisjordanie, non loin du domicile de ce même ministre des affaires étrangères qui habite en dehors du territoire de son Etat, dans les frontières du pays que Dieu lui a promis. A la différence de ses positions passées, le Hamas a démenti être à l’initiative du crime, ou l’avoir autorisé. (Israël n’a trouvé la « preuve » qu’il serait le commanditaire du rapt qu’après le début de la guerre). Cependant, peu importait au gouvernement israélien le défaut d’identification des coupables : simultanément à la recherche des meurtriers, il a engagé une épreuve de force généralisée contre le Hamas en Cisjordanie. Au mépris des règles du jeu admises, il n’a pas hésité à arrêter arbitrairement, à nouveau, un nombre important des prisonniers, membres du Hamas en Cisjordanie, qui avaient été libérés lors de l’accord d’échange avec Gilaad Shalit. Dans le même temps, et sans que cela suscite la moindre attention, cinq jeunes Palestiniens non armés ont été tués lors d’une manifestation de protestation, également en Cisjordanie, tandis qu’un adolescent palestinien était brûlé vif par une bande d’israéliens-juifs.
Les dirigeants israéliens pensaient-ils que le Hamas ne serait pas obligé de réagir après une telle déclaration de guerre contre lui ? Peut-être étaient-ils persuadés qu’au vu du rapport des forces, l’occupant peut tout se permettre. On peut aussi supposer qu’après l’échec des pourparlers de paix fictifs, et le rapprochement entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, le gouvernement israélien a délibérément décidé de briser le processus de compromis intra-palestinien ; autrement dit, d’humilier le Hamas, fût-ce au prix d’une nouvelle guerre, encouragé en cela par l’avènement de la dictature militaire en Egypte, hostile au Hamas. L’Arabie Saoudite a également exprimé secrètement son soutien. Dans le même temps, le gouvernement israélien a vraisemblablement imaginé qu’il pourrait soumettre éternellement au silence la deuxième réserve, voisine de l’Etat juif.
Benyamin Netanyahou qui, dans sa grande générosité, souhaite que chaque juif acquière une villa en « Judée et Samarie » s’est écrié, sous le choc : « Ils ont construit des tunnels contre nous, au lieu de se construire des écoles, des hôpitaux et des hôtels » ; telle était la bonne raison d’une nouvelle guerre contre eux. Comme si une population enfermée dans une réserve surpeuplée, soumise à un blocus depuis des années, complètement coupée du monde, et à qui il est interdit de reconstruire un aéroport et un port, allait continuer d’investir dans l’immobilier, et non pas dans des galeries souterraines ! Je suis persuadé que si les Gazaouis recevaient des Etats-Unis des avions, des hélicoptères et des chars, ils n’auraient pas besoin de se transformer en taupes pour, un beau jour, sortir de terre et briser, par la force, le siège qui leur est imposé.
En vérité, j’ignore ce qu’ont pensé Benyamin Netanyahou et les ministres de son gouvernement ; je laisse aux historiens du futur la tâche de le découvrir. Je sais, en revanche, qu’Israël n’a jamais quitté Gaza, et que, par conséquent, Gaza ne quittera pas Israël de sitôt. Pendant ce temps, le résultat, étrange et terrible, de cette guerre cruelle est que le Hamas a tiré indistinctement sur des civils et n’a tué quasiment que des militaires, alors qu’Israël, qui disait vouloir frapper des combattants, a tué massivement des civils. A un moment donné, malgré l’abondance d’armement américain sophistiqué et de haute et précise technologie, l’affrontement a tourné au massacre de masse impitoyable.
Les muses qui pleureront demain sur les victimes des deux côtés évoqueront certainement ce déséquilibre. A défaut d’une solution équitable du conflit, les images de milliers de femmes, d’enfants, et de vieillards, descendants des réfugiés de 1948, errant parmi les maisons en ruine à l’été 2014 continueront de nourrir la haine, pour longtemps.
Shlomo Sand
Les muses et la mort / 2014
Publié sur Mediapart le 20 août 2014

PALESTINIAN-ISRAELI-CONFLICT-GAZA-STADIUM

Gaza 2014 ou quel antisionisme ? / Sophie Bessis / Javier Bardem, Penelope Cruz et Almodovar contre les bombardements de Gaza / Mise en examen d’Alain Pojolat (NPA) / Soutenons les Palestiniens, dégageons les antisémites / Alternative libertaire

Depuis qu’Israël a «évacué» Gaza en 2005, Tsahal envahit régulièrement l’enclave au prétexte de neutraliser la capacité de nuisance du Hamas. L’opération «Bordure protectrice» lance aujourd’hui ses chars pour y éliminer les lanceurs de roquettes, au prix de la mort de centaines de civils que le langage militaire appelle «dommages collatéraux». Comme d’habitude, les parrains des deux camps finiront par obtenir un cessez-le-feu. Jusqu’à l’explosion suivante. Jusqu’à quand ?
Plus que jamais, cette tragique répétition et l’impossibilité pour les Palestiniens de vivre en peuple libre sur la terre qui est la leur obligent à reposer la question de l’antisionisme. Vu le caractère inacceptable de l’occupation israélienne, il est facile de se ranger sous sa bannière. Mais il faut, dans ce cas, définir l’antisionisme dont on se réclame.
Les nationalismes, à ne pas confondre avec la libération nationale, se reconnaissent entre autres à leur mythification systématique de l’histoire.
N’échappant pas à cette règle, la construction du roman national israélien repose sur une fiction et une imposture. Le mouvement sioniste a toujours affirmé le droit inaliénable du peuple juif à recouvrer «sa» terre en entretenant l’illusion qu’«une terre sans peuple» attendait le «retour» chez lui d’un peuple sans terre. Ce mensonge a longtemps rendu les Palestiniens invisibles aux yeux du monde. L’imposture, elle, a consisté à transformer l’immémoriale promesse messianique du retour des juifs en Terre sainte en droit de propriété exclusif sur un territoire auquel la Bible, passée du statut de livre saint à celui de manuel d’histoire, est censée servir de cadastre. Or, le sionisme est une idéologie née dans l’Europe de la seconde moitié du XIXe siècle qui a inventé l’Etat-nation, et légitimée par la multiplication des persécutions antijuives qui ont connu leur monstrueux apogée avec l’extermination des Juifs européens dans les camps de la mort nazis.
Pendant des décennies d’ailleurs, théologiens et rabbins ont refusé de le cautionner. Ils jugeaient que le moment du retour ne pouvait être fixé que par l’Eternel et voyaient le signe de l’élection du peuple juif dans le fait qu’il a reçu de Dieu la Loi, plus que la terre, donnée, elle, sous conditions. Construction historique moderne, le sionisme ne saurait donc octroyer par lui-même aucune légitimité à l’Etat-nation israélien qu’il a construit au prix d’une instrumentalisation du religieux et d’une entreprise coloniale n’ayant jamais voulu dire son nom, c’est-à-dire de la conquête, du nettoyage ethnique et de la négation des droits de ceux qu’il a expulsés ou soumis.
Sur le plan politique, comme tout nationalisme, le sionisme s’est donné pour mission de régner sur une communauté dont il s’est autoproclamé l’unique mandataire. Comme tout nationalisme, il définit pour elle un «espace vital» d’où doivent être bannis tous ceux qui portent atteinte à sa pureté. Jamais les dirigeants sionistes, avant puis après la création d’Israël, n’ont voulu désigner de frontières claires à leur Etat, convaincus que ce dernier doit englober la totalité d’un mythique «Eretz Israël» aux limites non définies. Tout au plus, les plus réalistes ont convenu qu’il faudrait un jour lâcher quelque chose, le moins possible, pour obtenir la paix. Mais ces réalistes ont été balayés par l’idéologie même qui était la leur. D’occupation illégale en répression brutale de toute aspiration palestinienne à l’autodétermination, Israël ne s’est donné que la guerre sans fin pour horizon.
Enfin, des siècles d’oppression dont les juifs ont été l’objet les dirigeants sionistes ont tiré une sorte de «droit» à l’impunité pour toute persécution commise, au nom de la réparation des souffrances subies. Cette posture n’est pas recevable. L’éthique oblige donc à l’antisionisme pour deux raisons au moins : les Palestiniens ont le droit de vivre libres dans leur pays, et la persécution subie, quelle qu’en ait été l’ampleur, n’autorise en aucun cas à devenir persécuteur, elle ne libère personne du respect du droit.
Voilà trois raisons, historique, politique, éthique qui donnent sens à l’antisionisme. La détérioration continue de la situation depuis l’échec d’Oslo a rallié à lui ceux qui crurent, sincèrement, que le sionisme pouvait régler de façon positive la «question juive», et qui en constatent aujourd’hui les dérives. C’est le cas de la gauche pacifiste israélienne qui regarde, terrifiée, sa société se laisser séduire par la droite la plus radicale. Antisionistes et postsionistes peuvent donc se rejoindre en un combat commun. A condition, on l’a dit, de savoir de quoi l’on parle.
Tout au long du XXe siècle, tous les nationalismes – portés par une inéluctable dynamique interne à leur point d’incandescence, c’est-à-dire à une modalité ou à une autre du fascisme, quel que soit le nom qu’on lui donne – ont engendré la mort, la destruction, les nettoyages religieux ou ethniques. A chaque fois, des hommes et des femmes se sont levés pour combattre les assignations identitaires, la haine raciale, la stigmatisation des minorités, et pour ouvrir d’autres pistes aux aventures humaines. C’est au nom de ces principes qu’il faut être antisioniste. Pas au nom d’un nationalisme concurrent. Or, la majorité des élites arabes et des opinions qu’elles formatent combattent le sionisme en usant du même logiciel. Elles sont, elles aussi, habitées par le fantasme de la pureté, qui engendre l’exclusion de l’autre du territoire, de la mémoire, de la culture. Le nationalisme arabe a ainsi procédé depuis plus d’un demi-siècle à une série d’épurations ethno-religieuses qui ont exclu des communautés nationales tout ce qui n’était pas arabo-musulman. Cela n’exonère pas le sionisme de ses méfaits. Cela ne donne ni moyens ni légitimité pour le combattre. Pour les parties séculières des opinions arabes, la Palestine est un territoire arabe à récupérer. Pour leurs segments religieux, c’est une terre musulmane qui doit revenir à la Oumma. Les uns et les autres mènent une bataille identitaire contre Israël, dans laquelle les intérêts des Palestiniens réels ne pèsent pas grand-chose, l’histoire l’a, plus d’une fois, montré. La diabolisation courante de tout juif en archétype sioniste a, en outre, conduit la majorité des Arabes à un intolérable déni d’histoire passant par le refus de reconnaître la réalité du génocide hitlérien et par une cécité commode sur les ravages de leur propre nationalisme. Outre leur caractère insupportable, ces postures ont contribué à renforcer la rhétorique sioniste qui n’a cessé de jouer sur la menace antisémite pour souder autour d’elle la société israélienne.
Que faire pour sortir de l’impasse ? D’un côté, la droite israélienne au pouvoir ne veut pas d’un Etat palestinien, si modeste et impuissant soit-il. Pour elle, l’Etat hébreu a vocation à s’étendre de la mer au Jourdain. Or, jamais les Palestiniens ne se résigneront à vivre dans la servitude. De l’autre, une société israélienne existe, si discutables que soient les bases sur lesquelles a reposé sa création. Enfin, la colonisation systématique de la Cisjordanie, où vit désormais 10% de la population juive israélienne, éloigne chaque jour davantage la possibilité de la partition de la Palestine historique en deux Etats. L’occupation a produit le paradoxe d’instaurer l’apartheid dans le cadre d’un mélange inextricable. Dans la mesure où ni les Palestiniens ni les Israéliens juifs ne quitteront une terre qui est la leur ou qui l’est devenue, c’est donc à une autre forme de coexistence qu’il faut désormais songer. Pour que le rêve d’une cohabitation égalitaire puisse se transformer en horizon possible, les Arabes doivent renoncer au stérile déni d’existence de la société israélienne. Seul un combat commun entre les anticolonialistes israéliens et les gauches arabes libérées du vieux réflexe tribal pourrait permettre de briser le cercle. L’antisionisme libérateur ne peut être, de part et d’autre, qu’un antinationalisme.
Sophie Bessis
Gaza 2014 ou quel antisionisme ? /2104
Publié le 30 juillet 2014 dans Libération

À lire :
Javier Bardem, Penelope Cruz, Almodivar contre les bombardements de Gaza

Libération
El Diario
Europa Press

et :
Mise en examen d’Alain Pojolat (NPA)
Soutenons les Palestiniens, dégageons les antisémites / Alternative libertaire

Manif samedi 2 août 15h Denfert-Rochereau Paris

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