Archive pour la Catégorie 'Anarchies'

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« Barcelone, Varsovie, Stalingrad, Kobanê » (reportage photo de la manif du 18 octobre à Paris) / « L’État islamique a déjà perdu la bataille de Kobanê » / Un message des anarchistes sur place : « La révolution l’emportera à Kobanê ! » / Alternative libertaire

« Barcelone, Varsovie, Stalingrad, Kobanê » : reportage photo de l’Alternative libertaire

Dans une interview donnée le 17 octobre au journal turc prokurde Özgür Gündem, et reproduite par le site web anglophone Rojava report, Mehmûd Berxwedan, du commandement général des YPG, explique pourquoi l’État islamique (Daech) a, selon lui, « déjà perdu » la bataille de Kobanê.
Mehmûd Berxwedan est un officier des Unités de protection populaire (YPG), proches du PKK, qui défendent Kobanê face à Daech.
Dans le cadre d’une interview donnée à un journal sympathisant, il lui est certes impossible de paraître pessimiste, et il faut donc rester prudent quant à certaines de ses déclarations triomphalistes. Néanmoins, un certain nombre de ses analyses sont intéressantes, et renforcent l’idée que tout n’est pas perdu à Kobanê.
Ses déclarations reflètent également le nécessaire pragmatisme du combattant dos au mur, prêt à accepter toute aide d’où qu’elle vienne, y compris des puissances impérialistes arabo-occidentales.
L’essentiel de ses déclarations, en six points.
La suite sur le site d’Alternative libertaire

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Des camarades de l’Action anarchiste révolutionnaire (DAF) se sont portés au secours de la ville de Kobanê, assiégée par l’État islamique (Daech). Une partie a pénétré dans la ville. D’autres sont restés dans un village sur le territoire turc, Boydê. Ils et elles nous envoient ce message.

De Boydê, le 8 octobre 2014. 24e jour du siège de Kobanê par l’État islamique (Daech). Tandis que, dans tous les villages frontaliers, des militantes et des militants font rempart de leurs corps pour dissuader les attaques, toute la population, dans toute la région, s’est dressée pour empêcher la chute de Kobanê.
Depuis près de trois semaines, nous faisons office de boucliers humains dans le village de Boydê, à l’ouest de Kobanê. Ces deux derniers jours, les explosions et le fracas des armes se sont intensifiés dans les banlieues et dans le centre-ville. En même temps, les soldats turcs ont augmenté leur pression. Toutes celles et ceux qui approchaient la frontière, d’un côté comme de l’autre, ont été ciblés par des grenades lacrymogènes. Le village où nous nous trouvons a subi une attaque de ce type mardi. Plusieurs personnes ont également été blessées par des tirs à balles réelles.
Ces attaques sur les villages frontaliers signifient que les hommes de Daech sont, eux, autorisés à franchir la frontière. Le soutien de la République turque à Daech est évident ici. Bien sûr, ce n’est pas seule chose qui est évidente.

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Nous avons appris qu’un des commandants de Daech dirigeant l’offensive sur Kobanê a été abattu par les YPG-YPJ. Pourtant, les combats n’ont pas diminué en intensité ; ils n’ont presque pas cessé de la journée.
Nous savons à présent que les explosions que nous entendons sont le fait des YPG-YPJ. Les miliciennes et les miliciens ont déserté les rues du centre-ville pour prendre les djihadistes en embuscade et, semble-t-il, cette tactique a fonctionné.
Dans les réunions, au village, certaines rumeurs font sensation. L’une d’elle est la crainte qu’inspirent les combattantes des YPJ aux djihadistes. En effet, Daech incarne l’État, la terreur, le massacre… mais aussi le patriarcat. Et les djihadistes craignent de ne pouvoir être considérés comme « martyrs » s’ils sont tués par une femme. D’où leur peur d’affronter les YPJ. Il faut dire que quand elles les rencontrent, les combattantes sont sans pitié. Cette lutte des YPJ, c’est celle de la liberté contre le patriarcat.
Ces deux derniers jours, le soulèvement au Kurdistan et dans les villes d’Anatolie donne un sentiment d’invincibilité du peuple organisé. Ce soulèvement renforce la confiance à Kobanê, dans les villages frontaliers et dans toute la Rojava. Chaque fois qu’un frère ou qu’une sœur tombe, notre douleur est vive, mais plus vive encore notre colère et notre détermination. Les cérémonies funèbres qui débutent à genoux se muent rapidement en danses effrénées, le martèlement de nos pas fait trembler la terre et transforme notre peine en une véritable rage.
C’est tout ce dont nous avons besoin ici. Pour la liberté et la révolution que nous espérons, en dépit de tout.
Vive la résistance populaire de Kobanê !
Vive la révolution dans la Rojava !
Vive l’Action anarchiste révolutionnaire !
(traduction Alternative libertaire)
Publié sur le site d’Alternative libertaire

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revue Jef Klak n°1 : Marabout / Présentation

« Le mythe devient Raison et la nature pure objectivité. Les hommes paient l’accroissement de leur pouvoir en devenant étrangers à ce sur quoi ils l’exercent. La Raison se comporte à l’égard des choses comme un dictateur à l’égard des hommes : il les connaît dans la mesure où il peut les manipuler. L’homme de science connaît les choses dans la mesure où il sait les faire. (…) La nature paradoxale de la foi finit par dégénérer en supercherie, en mythe du XXe siècle, tandis que son caractère irrationnel devient un dispositif rationnel dont se servent ceux qui sont totalement “éclairés” et qui entraînent la société vers la barbarie. »
Max Horkheimer et Theodor W. Adorno
La dialectique de la raison / 1944

Croire, pouvoir
Le besoin de croire peut jouer des tours : le pouvoir s’affermit en faisant croire. On peut vouloir croire à la croissance, ou à l’objectivité des médias. On peut finir par donner toute autorité au prophète, au médecin ou à l’élu. On peut déléguer son pouvoir d’agir – et se retrouver aliénés à ceux qui sont censés représenter, guérir ou ouvrir les portes du salut.
Mais l’on peut aussi vouloir se laisser emporter, on peut cultiver ou utiliser sa croyance. Les révolutions n’ont-elles pas toujours été un refus de la fatalité, vers d’autres possibles ? L’utopie propose des niveaux de réalité, inconnus et invisibles, non encore advenus, mais qui façonnent pourtant nos quotidiens, nos ancrages, nos déplacements.
D’une volonté, louable, de libérer les hommes du pouvoir fondé sur les croyances ou les idéologies, la raison froide est devenue pour beaucoup la foi légitime, et le libéralisme le mythe par lequel fondent les glaces polaires.
Parce que nous croyons aux contre-feux et aux mystères, nous sommes allés à la rencontre du discret et des zones grises, pour poser la question des attachements symboliques qui donnent sens à nos soumissions et à nos résistances. À nos créations et à nos désirs d’émancipation.

Feuilleter en ligne les 100 premières pages du numéro 1 de Jef Klak, Marabout et consulter le sommaire complet

Jef Klak, c’est une revue papier, un site internet, un journal mural, un disque de création sonore… Le site et la revue papier répondent à des rythmes propres, avec des contenus inédits et spécifiques sur chaque support : aussi trouverez-vous un tout autre univers en vous procurant la revue papier Jef Klak.

Le numéro 1, intitulé Marabout est disponible en librairies dès le 18 septembre 2014 (304 pages en couleur, 16 euros). Le numéro 2, Bout d’ficelle, sortira en avril 2015.

Site Jef Klak

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Solidarité avec Kobanê. Des armes pour la résistance ! / manif samedi 18 octobre, Paris, République, 15h

Nouvelle manifestation de solidarité avec la résistance de Kobanê, à l’appel du Conseil démocratique kurde, et présence du cortège des Anarchistes solidaires, ce samedi 18 octobre à 15h.
Retour sur les événements récents en Turquie et à Kobanê et reportage photo de la précédente manif à Paris.
Lundi 13 octobre, le gouvernement turc, en bombardant des positions du PKK dans le sud-est de la Turquie, à la frontière avec l’Iraq (proche de la région de Mossoul, toujours contrôlée par l’EI), a confirmé clairement son camp. Faire tomber la résistance du Rojava est leur première priorité.
Les appels récents de Hollande, Obama ou de l’ONU à ouvrir la frontière turque pour permettre aux kurdes de Turquie de rejoindre la résistance de Kobanê ne masquent pas l’hypocrisie de leurs positions. Cette demande est contradictoire avec le soutien à la « zone tampon » que souhaite mettre en place la Turquie sur le Kurdistan syrien.
En ce qui concerne Kobanê : les YPG et YPJ (les unités d’autodéfense du Rojava, composées uniquement de femmes pour les YPJ) ont ré-attaqué, au profit de la nuit de lundi, les positions de l’EI, et ont regagné du terrain : d’abord la colline ouest de la ville, même si la frontière turque au nord est toujours bouclée, puis lentement dans la zone urbaine.
Il y aurait encore 5000 habitant.e.s non-armé.e.s dans la ville de Kobanê, tandis qu’un médecin estime pouvoir tenir « moins d’une semaine » ce siège qui a débuté le 15 septembre.
En Turquie, les exactions sur la population kurde continuent, de la part de groupes pro-djihadistes, kémalistes (extrême-droite turque) et des forces policières ou para-policières. Actukurde relève l’assassinat d’un vendeur de journaux kurdes.
On lira également avec attention cet article de l’Observatoire de la vie politique turque, qui revient sur les émeutes de la semaine dernière à Istanbul et y identifie une réelle révolte sociale :
« Les manifestations de rue ont en outre revêtu une incontestable dimension de classe, beaucoup plus nette qu’au moment de Gezi. On a ainsi vu à Esenyurt, Beylikdüzü et Halkalı les travailleurs du secteur du bâtiment – migrants kurdes en partie – descendre dans la rue pour protester, opérant une jonction entre des revendications relatives à leurs conditions de travail et de rémunération et le drame de Kobanê. »

La suite sur http://paris-luttes.info/manifestation-solidarite-avec

Lire également :

Kobanê ne doit pas tomber ! / Alternative libertaire

Solidarité avec Kobanê / NPA

Communiqué de Ensemble !

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