Archive pour la Catégorie 'Action'

Page 41 sur 44

Police, personne ne bouge ?! / Campagne nationale contre les pratiques policières mortelles

APPEL

Que l’on remonte à l’affaire de Malik Oussekine (Paris, 1986) dont la mobilisation a conduit à la dissolution immédiate des pelotons de voltigeurs mobiles, à celle d’Aïssa Ihich (Mantes-la Jolie, 1991) mort au commissariat de Mantes-la-Jolie, entrainant une réforme de la garde à vue donnant le droit à la présence d’un avocat dans la première heure, ou encore à celle de Mohamed Saoud (Toulon, 1998), mort lors d’une interpellation policière, qui avait valu à la France une condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (arrêt du 9 octobre 2007), faisant constater une « violation du droit à la vie », nous constatons que seule la mobilisation paie pour que ces affaires ne soient pas enterrées.

Nous ne crions pas au racisme. Et obtenir « Justice » ne sera pas simplement la lutte dans laquelle on voudra bien nous cantonner. Nous connaissons bien le couple « Police-Justice » (un soutien sans faille pour « le meilleur et pour le pire ») et nous n’acceptons pas les messages de cette Justice qui, au travers de ses verdicts cléments, démontrent l’indulgence envers certains policiers-assassins qui violent la loi et qui ne respectent pas le code de déontologie de la police.

La campagne nationale « Police, Personne ne bouge ?! » pointe du doigt ces dérives et plus particulièrement la mise en danger des citoyens, et le non-respect des droits de l’Homme à travers l’utilisation de certaines pratiques et techniques d’immobilisation lors d’interpellation ainsi que des comportements humiliants, violents et disproportionnés, qui tendent à se banaliser, dont sont victimes des innocents ou des justiciables.

Lors de contrôles d’identité, ou d’interpellations, la Police applique une méthode d’immobilisation qui dans sa pratique peut provoquer la mort : cette méthode « au corps à corps » consiste à ce qu’un fonctionnaire de police étrangle la personne qui se trouve au sol, pendant qu’un autre lui comprime la cage thoracique en appuyant fortement son genou dans le dos. Cette pratique appelée aussi « clé d’étranglement » entraîne l’immobilité, la suffocation, de graves lésions qui peuvent provoquer alors des conséquences irréversibles quand ce n’est pas la mort.

Dans d’autres affaires, similaires, plusieurs interpellations ont conduit à la mort, notamment celle de Sydney Mamoka (Tourcoing, 1998), Lamine Dieng (Paris XXème, 2007), et plus récemment Hakim Ajimi (Grasse, 2008). Ces interpellations violentes ne justifient en rien la légitime défense, ne peuvent rester sans suite et impunies. Toutes ces morts violentes impliquant une responsabilité policière ont comme point commun : la méthode d’interpellation employée !

Nous rappelons que cette méthode est interdite en Suisse, Belgique, Allemagne, à New-York et Los Angeles, et qu’elle a valu à la France une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans un arrêt du 9 octobre 2007 à la suite d’un décès en 1998. La CEDH avait déploré à l’époque « qu’aucune directive précise n’ait été prise par les autorités françaises à l’égard de ce type de technique d’immobilisation ». Par ailleurs, le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) a, dès 2002, demandé à la France d’éviter son utilisation.

Malgré cela, c’est cette même technique d’immobilisation qui a encore causé récemment la mort à un jeune homme de 22 ans, Hakim Ajimi (Grasse, mai 2008) alors qu’il était ménotté aux pieds et aux mains dans les premières minutes de son immobilisation. Il sera maintenu au sol et étranglé pendant 15 à 30 minutes…

Par conséquent :

1 Nous réclamons l’interdiction immédiate de la technique d’immobilisation enseignée et pratiquée par la police qui consiste à effectuer une « clé d’étranglement » compte tenu des risques reconnues qu’elle comporte ;

2 Nous demandons à ce que soit initiée la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation de la technique d’immobilisation par la police, qui consiste à pratiquer une clé d’étranglement lors d’une interpellation ;

3 Au cours de cette campagne, nous appellerons toutes celles et ceux qui le souhaitent à créer un outil national pour agir, s’organiser contre les violences policières et réclamer une inspection indépendante de la police en parallèle des services existants.

à l’initiative du Forum social des quartiers populaires FSQP / AC le feu / Olivier Besancenot NPA / Mouvement de l’immigration et des banlieues MIB / Bouge qui bouge / Divercité / Collectif Lamine Dieng / Droit de Cité / MRAP / Comité justice pour Hakim Adjimi
police.jpg

Intermittents du spectacle, fin de partie ?

PEUT-ÊTRE APPLICABLE AU 1ER JANVIER 2009 :
LA SUPPRESSION DE L’ANNEXE 8
(annexe des techniciens, ce qui veut dire aussi les administrateurs, assistants, constructeurs, habilleuses, maquilleuses, etc…)

TOUT LE MONDE EST CONCERNÉ

DURÉE D’INDEMNISATION = DURÉE TRAVAILLÉE

MANIFESTATION SAMEDI 6 DÉCEMBRE 14H30 A STALINGRAD

Convention UNEDIC 2009-2011 : personne ne sera épargné ?
Voici quelques pistes du scénario qui est en train de se tramer parmi les partenaires sociaux.
Geoffroy Roux de Bezieux, à la tête de l’UNEDIC pour le Medef (et PDG de Virgin mobile) a donné le ton à propos des intermittents du spectacle, en visant particulièrement les techniciens de l’annexe 8 : « mais qu’est que c’est que cette annexe où l’on indemnise des maçons ! », on se croirait en 2003, lorsqu’on parlait des électros ou des coiffeurs qui n’avaient rien à faire avec les artistes et la Culture…
Au sujet de « la » culture, Alain Lecanu (CGC) semble avoir été promu porte parole du patronat. Lors d’une récente réunion à l’Unedic, il déclare que l’Etat devait prendre ses responsabilités avec les intermittents… Cela sous-entend bien évidemment que ce n’est pas ou plus le problème de l’UNEDIC ni de la solidarité (inter)professionnelle.
La tendance qui se profile en matière d’intermittence est claire :
- Fin de l’annexe 8, filière unique pour tout le monde ?
- Pour les artistes (annexe 10), on parle d’une caisse professionnelle …
Gautier-Sauvagnac (MEDEF) en avait rêvé, Chérèque (CFDT) le propose : il s’agit d’instaurer une équivalence stricte entre durée d’affiliation et durée d’indemnisation : 6 mois travaillés avec cotisation donneraient droit à 6 mois d’allocation chômage…

Leur logique est encore et toujours de restreindre les droits. Ainsi pour les plus de 50 ans, il est tout simplement question de sabrer 1 an de droits, en dégringolant de 36 mois d’indemnités potentiels à 24 mois maximum.

Voilà comment ils plantent le décor de la « simplification des filières », conformément aux vues du Président de la République, indiquées lors de son discours sur l’emploi à Rethel, le 28 octobre dernier.

Le calendrier des réunions de « négociation » à l’UNEDIC : 25 novembre, 9 décembre, 16 décembre ; ils veulent les boucler le 23 décembre pour l’ensemble du régime d’assurance-chômage puis régler le sort des intermittents du spectacle dans la foulée.

Malgré la hausse du chômage, malgré les milliards avec lesquels on arrose banques et entreprises, chiffres et propagande contre les intermittents et autres profiteurs vont sans doute surgir classiquement de toute part, histoire de préparer le terrain par un travail de sape mettant en cause les pauvres droits existants.

Par contre, les données sur les bénéficiaires de l’AFT (allocation de fonds transitoire) restent au frigo ; nul besoin de dons divinatoires pour savoir que par rapport aux 40 000 rattrapés par le fonds provisoire puis transitoire, la chute est considérable…

L’épuration est faite.
Rappelons que l’allocation transitoire s’arrête au 1er janvier 2009. Il n’y aura donc plus aucun filet de rattrapage !
Et pour beaucoup ce sera la condition de travailleurs pauvres, avec ou sans RSA. Du RSA à l’offre « raisonnable » d’emploi, on nous prépare de mauvais jours. Nous n’avons d’autre choix que de nous défendre. La coordination appelle intermittents, précaires, chômeurs et salariés en tous genres à la mobilisation :

Samedi 6 décembre
Manifestation unitaire pour les droits des chômeurs et précaires à Paris
RDV à 14h30, Place Stalingrad en direction de Place Clichy

Jeudi 11 décembre à 13h30
14e chambre, Tribunal correctionnel, Palais de justice, M° Cité
pour le procès intenté par la CFDT, suite à la visite de son siège en 2005.
La CFDT veut une jurisprudence contre les occupations.
Relaxe pour nos camarades !

Mardi 16 décembre
Rassemblement interprofessionnel devant le siège du MEDEF, avenue Bosquet,
à l’appel notamment de la fédération CGT spectacle.
Une manifestation pour rejoindre ce rassemblement est prévue.

Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France

joliemome2.jpg

Non à l’ordre nouveau / soutien aux inculpés du 11 novembre

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en oeuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’Etat, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et social ».
La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi – et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.
Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain.
On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.
Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.
Libération immédiate
En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.

Giorgio Agamben philosophe / Alain Badiou philosophe / Jean-Christophe Bailly écrivain / Anne-Sophie Barthez professeur de droit / Miguel Benasayag écrivain / Daniel Bensaïd / Luc Boltanski sociologue / Judith Butler / Pascale Casanova critique littéraire / François Cusset / Christine Delphy / Isabelle Garo / François Gèze éditions La Découverte / Jean-Marie Gleize professeur de littérature / Eric Hazan éditions La Fabrique / Rémy Hernu professeur de droit / Hugues Jallon / Stathis Kouvelakis / Nicolas Klotz réalisateur / Frédéric Lordon économiste / Jean-Luc Nancy / Bernard Noël poète / Dominique Noguez écrivain / Yves Pagès éditions Verticales / Karine Parrot / Jacques Rancière / Jean-Jacques Rosat / Carlo Santulli / Rémy Toulouse, éditions Les Prairies ordinaires / Enzo Traverso historien / Jérôme Vidal éditions Amsterdam / Slavoj Zizek philosophe

Tribune paru dans le Monde / 27 novembre 2008
La liste complète des signataires peut être consultée sur www.soutien11novembre.org.
Les signatures de soutien sont collectées sur le même site.
prisonnier.jpg

1...394041424344



boumboumjames |
femmeavenirhomme |
Toute une vie... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Warhol l'avait dit...un qua...
| juliette66
| les bonnes "occaz" de Murielle