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Le collectif commence seul, c’est-à-dire à plusieurs – Une tentative de compliquer le jeu des oppositions politiques / Elias Jabre / Chimères n°81 / Bêt(is)es

Politique crépusculaire. Les hommes se sont dissous dans la consommation. Divisés par le règne des micro-différences, ils sont tous interchangeables dans un monde dédié au commerce, individus fantômes soumis au règne de l’argent roi.
Les salauds sont des salauds. Indignation générale. Nous ne cèderons pas. Nous prendrons les armes, s’il le faut. De nouveau être ensemble ! Mes amis, retrouvons forme humaine, tous ensemble, rassemblons-nous !
Deux types d’énoncés qui parlent respectivement de décomposition et de résistance. Derrida, que certains militants prennent souvent de haut  – théorie aussi sibylline qu’éloignée de toute pratique politique, disent-ils –, Derrida serait peut-être l’un de ceux qui a frayé une des plus fortes pensées politiques en lien étroit avec la psychanalyse et notre temps fragmentaire.

La déliaison sociale et la nostalgie du collectif dans un temps disjoint
Sa proposition ? Prendre le contrepied des formules consacrées, et insister sur la déliaison sociale qui conditionne toute forme de collectif, les religions elles-mêmes et les communautés.
« […] Il n’y a pas opposition – fondamentale – entre “lien social” et  “déliaison sociale”. Une certaine déliaison interruptive est la condition du “lien social”, la respiration même de toute « communauté ». Il  n‘y a même pas là le nœud d’une condition réciproque, plutôt la possibilité ouverte au dénouement de tout nœud, à la coupure ou à l’interruption. Là s’ouvrirait le socius ou le rapport à l’autre comme secret de l’expérience testimoniale – donc d’une certaine foi. Si la croyance est l’éther de l’adresse et du rapport au tout autre, c’est dans l’expérience même du non-rapport ou de l’interruption absolue. […]
Cette dis-jonction interruptive enjoint une sorte d’égalité incommensurable dans la dissymétrie absolue. […] Rien ne paraît donc plus risqué, plus difficile à tenir, rien ne paraît ici ou là plus imprudent qu’un discours assuré sur l’époque du désenchantement, l’ère de la sécularisation, le temps de la laïcité, etc. » (1)
Rassemblement… Ce cri nostalgique d’un monde désenchanté, il suffit d’aller voir un blockbuster pour l’entendre repris dans un produit de masse. Par exemple, Pacific Rim. (Qu’est-ce qui m’a pris d’aller voir un film aussi stupide ? Peut-être bien Télérama : « Qui, à part Guillermo del Toro, pouvait ainsi fusionner blockbuster et film d’auteur et célébrer les noces monstrueuses de Freud et Godzilla ? ») (2).
Des super dinosaures jaillissent périodiquement d’une faille dans le Pacifique pour se la jouer Godzilla entre les gratte-ciels jusqu’à ce qu’on invente des robots géants pour les combattre. Des robots à forme humaine dirigés par des duos d’humains connectés psychiquement entre eux, ce qui crée un lien fusionnel entre les protagonistes qui partagent leurs souvenirs-écrans, réalisant le phantasme d’une compréhension parfaite et d’une communication transparente entre individus (enfin ne plus être seul et incompris sur Terre…). Les deux pilotes calent leurs gestes l’un sur l’autre à l’intérieur du crâne-cockpit, et ces mêmes gestes sont reproduits par la prothèse géante à l’extérieur : elle se déplace, réagit, combat en lien direct avec leurs corps. On pourrait se demander si ces robots encombrants et anthropocentriques sont des armes très adaptées, et si le film ne procède pas par une logique assez sommaire : les dinosaures sont très gros, il faut donc des très grosses armes, et qui permettent le combat au corps à corps, histoire de retrouver quelques sensations perdues chez les humains (alors qu’on aurait pu très bien inoculer à ces dinosaures un poison mortel et fulgurant avec une petite seringue, se débarrasser discrètement des corps au fond de l’océan, et éviter de dépenser des millions dans un film).  Nostalgie donc, pour nos corps dépossédés par la technologie (de même, conduire un drone et pulvériser des bédouins à la manette, c’est ludique, mais on y perd en adrénaline, et le jour où le pilotage sera entièrement automatique, que nous restera-t-il ?), et où le remède consiste à incarner la technologie par la reproduction de la forme du corps humain et le branchement homme/machine.
La rengaine nostalgique sur le collectif apparaît au moment du discours vibrant du colonel à l’adresse des membres de la base juste avant l’attaque finale : « Alors que la fin du monde approche, aujourd’hui, nous avons choisi de croire en nous-mêmes… et en nous tous ! » Si cet énoncé court dans plus de films qu’il n’y a de sable dans le désert, je ne l’avais jamais entendu formuler de façon aussi directe et plate.
Dans notre solitude postmoderne, nous rêverions d’unité et d’héroïsme dans un combat commun. Heureusement, loin de notre Occident décadent, dépolitisé et vérolé par le capitalisme, il existe encore sur Terre des groupes qui vivent passionnément cette fièvre de l’héroïsme collectif et viril qui peut autant nourrir la résistance que faire le jeu d’une crispation identitaire (par exemple, les combattants du Hezbollah vivent ces sensations tous les jours, alors que nous devons aller au cinéma. Ne pas donner tort à ces derniers de résister à Israël qui a déclenché les hostilités, sauf que désormais cette opposition alimente une machine communautaire et théologique de part et d’autre).
La fascination ou la nostalgie pour ces luttes viennent de l’intensité que procurent ces déchaînements machiniques au niveau collectif. Etre attaqué en raison d’une différence essentialise cette dernière. Les membres visés se durcissent autour de cette « propriété commune » avec une intensité qui les lie entre eux jusqu’à la mort (même automatisme que l’érection phallique ?). L’agression permet de mettre toutes ses forces en branle automatiquement dans un temps unifié. Lorsqu’un collectif se forme de cette façon, comment  défaire les oppositions qui lui donnent consistance ? On peut se demander pourquoi donc rechercher un collectif qui vous rabote en tant qu’être singulier en dehors d’un cas aussi extrême qu’un réflexe de survie ? Peut-être pour retrouver l’intensité machinique que le collectif procure, et qui s’ajoute au lien social entre les membres de la communauté qu’il renforce…
En Europe, nos corps ne seraient plus traversés par ces intensités passionnelles en lien avec des formes collectives du passé pour lesquelles nous nous étions battus, ce qui pourrait nous faire regretter une bonne vieille guerre bien bandante à l’heure de la low life, où la vie capitaliste post-moderne a défait les identités, les traditions, et les particules élémentaires un peu perdues que nous serions, s’agiteraient sans direction ni désir très affirmé, en mal de retrouver une forme connue. Mais si cette nostalgie persiste, notre temps est disjoint. La chronologie est une supercherie révélée par tous ces dispositifs techniques qui brisent le rythme unitaire. Y revenir ? Ces luttes sont sans avenir, comme l’affirme Derrida dans Spectres de Marx :
« Dans l’espace virtuel de toutes les télé-technosciences, dans la dis-location générale à laquelle notre temps est voué, comme le sont désormais les lieux des amants, des familles, des nations, le messianique tremble au bord de cet événement même. Il est cette hésitation […]  comment donner lieu, encore, le rendre, ce lieu, le rendre habitable, mais sans tuer l’avenir au nom de vieilles frontières ? Comme ceux du sang, les nationalismes du sol ne sèment pas seulement la haine, ils ne commettent pas seulement le crime, ils n’ont aucun avenir, ils ne promettent rien, même s’ils gardent, comme la bêtise ou l’inconscient, la vie dure. » (3)
Elias Jabre
Le collectif commence seul, c’est-à-dire à plusieurs – Une tentative de compliquer le jeu des oppositions politiques / 2014
Extrait du texte publié dans Chimères n°81 / Bêt(is)es

À lire sur le Silence qui parle :
entretien de Jacques Derrida avec les Inrocks / avril 2004 / Spectres de Marx

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1 Jacques Derrida, Foi et Savoir, Points, essais, Editions du Seuil / Editions Laterza 1996, p. 98, 99.
2 Guillermo del Toro, Pacific Rim, Warner Brothers, 2013. A son crédit, Del Toro a également réalisé le conte magnifique « Le labyrinthe de Pan ». Le blockbuster pourrait-il aller à l’encontre du talent et le brider ?
3 Jacques Derrida, Spectres de Marx, Galilée, 1993,  p. 268, 269.

5 Réponses à “Le collectif commence seul, c’est-à-dire à plusieurs – Une tentative de compliquer le jeu des oppositions politiques / Elias Jabre / Chimères n°81 / Bêt(is)es”


  • J'ai un truc à dire

    Je suis peut être à coté de la plaque mais j’ai un truc à dire. La culture de la non violence du peuple face à une violence d’ état entraine la soumission du peuple, crève en son noyau toute résistance active par retour à une sidération, qui permet le réveil, après la réflexion éloignée, plutôt que de rendre la conscience léthargique ! Se battre « avec des fleurs » face aux chars ou/et aux CRS, c’est un leurre. La violence est instrumentalisée, au service de l’état, qui la transforme en combats pseudos politiques avec des programmes de plus en plus securitaires, et avec du recrutement de la masse dure chez les CRS et dans l’armée, voir les milices, le FN, tous les mouvements d’extreme droite qui s’étendent jusque dans sa « gauche », pour servir un pouvoir d’état, qui rend la violence ainsi maîtrisée, plus digeste … 
    Le maintient de l’ordre, et les programmes securitaires ne sont que l’étatisation de la violence maîtrisée par les pouvoirs en place, dont les étaux se resserrent grâce à la loi et son usage en fonction de,  et à une éducation qui se devrait d’ être dans le respect de celle ci, de gré ou de force ! Quand on nous parle de violence et qu’elle vient de la rue, elle serait « gratuite » or aucune violence n’est gratuite ! Toute violence est une production sociale et politique ! L’image du héros est aujourd’hui l’enfant qui se tient face au char avec une fleur, de même que la manif digne serait la manif « bon enfant »,  et au nom d’ une idéologie moralisatrice fleurie on fabrique et on nourrit paradoxalement le fascisme, ce qu’est le capitalisme, en le laissant s’organiser et se
    répandre comme la vermine.
    Et aujourd’hui, il faudrait baisser les bras ? 
    Et si ce n’était pas le collectif ou une pseudo virilité (arme capitaliste) dont il faudrait avoir honte (comme si l’acte qui a une composante violente était forcement une dérive « virile »)  qui fasse se rassembler, mais la volonté de sortir des griffes des maitres, plus forte que la PEUR et que la MORALE, si c’était une Ethique qui nous faisait organiser une résistance intelligente mais pas dénuée de toute violence, s’il le faut, face à la pire des violences : celle de la conduite à tenir qui nous est présentée comme propre  alors que c’est la plus sournoise, qu’elle fait des millions de victimes et nous rend complices.
    Enfin, la violence est toujours représentée comme quelque chose d’une seule composante, d’ un bloc, et c’est à mon sens une erreur. On parle ici de violence avec deux variantes : celle du nationalisme et celle de ceux qui regretteraient « une bonne guerre bien bandante ». Ces représentations de la violence lui ôte toute forme de résistance qu’elle pourrait contenir pour justement ne pas sombrer dans le nazisme. 
    « comment donner lieu, encore, le rendre, ce lieu, le rendre habitable, mais sans tuer l’avenir au nom de vieilles frontières ? Comme ceux du sang, les nationalismes du sol ne sèment pas seulement la haine, ils ne commettent pas seulement le crime, ils n’ont aucun avenir, ils ne promettent rien, même s’ils gardent, comme la bêtise ou l’inconscient, la vie dure.  »
    Peut être en faisant en sorte de ne pas continuer à laisser s’installer, se répandre, s’organiser en liens de plus en plus serrés, la soumission à l’ordre, si il le faut, dans un rapport de force intelligemment mené, comme une certaine résistance… Je ne sais pas. 

    Ma part dite violente, si il le faut (qui n’est qu’une option). 

  • Bonjour,

    Cet article n’est pas contradictoire avec ce que vous dites, et ne prêche pas pour la non-violence au nom de la politique des fleurs.
    Il s’agit plutôt de repartir d’une position débarrassée de présupposés qu’on agite encore au nom d’une libération messianique et qui essentialise la notion de « peuple » en laissant entendre que la « vérité » de la politique est devant nous.
    Se débarrasser tout simplement de l’Etat n’est plus forcément « souhaitable » comme solution immédiate, étant donné qu’il sert également de contrepoids aujourd’hui à d’autres formes de souveraineté, comme certaines multinationales, même si le gouvernement actuel a décidé de le mettre lui aussi au service de ce jeu.
    Notre-Dame des Landes avec les récentes manifestations oppose au gouvernement une résistance composée de groupes multiples, mais s’ils sont tous d’accord et solidaires pour refuser ce projet de société, il reste à construire des alternatives.
    Pour repenser les pouvoir d’un Etat centralisé, il faudrait par exemple multiplier les expériences où une démocratie participative serait vécue dans quelques villes/ départements/ régions qui serviraient de référence ?
    En parallèle, comme alternative ou en complément, penser peut-être des partis politiques au niveau international qui dépasseraient le cadre de l’Etat-Nation, etc.
    Je vous renvoie à cet autre article http://lesilencequiparle.unblog.fr/2014/02/20/tentative-de-detricotage-de-laffaire-dieudonne-elias-jabre/
    qui mentionne notamment à travers le cas de l’apartheid la « la façon de penser une démocratie révolutionnaire à partir d’un cours sur Derrida et l’apartheid
    http://geoffroydelagasnerie.com/2013/12/18/sur-nelson-mandela-et-la-democratie-revolutionnaire/

    Stratégie multiple entre politique d’auto-immunité, où il s’agirait d’endurer les lieux où nous sommes en tentant de déplacer leurs coordonnées, et opposition frontale nécessaire à l’ensemble d’un champ lorsqu’il est « constitutivement » inégalitaire et au nom d’un autre pacte et à partir d’un cadre formaliste.
    Résistance dans tous les cas, mais qui ne présupposerait pas une éthique naturelle au nom de la bonne volonté d’un collectif « intelligent ».

    Je vous renvoie également à cet article qui me paraît éclairant
    http://geoffroydelagasnerie.com/2014/01/17/la-rhetorique-anti-neoliberale/

    Bien à vous,
    ej

  • J'ai un truc à dire

    Bonjour,

    Je vous remercie beaucoup pour votre réponse, car je me questionne vraiment sur une nécessaire rétorque si il le faut violente mais ciblée, sans être dans la réactivité (mais en s’abstenant de la condamner), mais organisée, pour faire face à une violence d’ états organisés entre eux, avec la plus grande complicité des multinationales. 

    Il arrive un moment où il ne devrait plus être possible d’ accepter le monde tel qu’il est. Le moment, c’est quand le pouvoir des états est tel qu’il mine toute possibilité de rébellion qui aboutit à un changement digne de ce nom. Un changement de civilisation, dans le bon sens du terme, bien que sans enjolivures. 
    On meure de faim, on meure dans la rue, on meure sous les bombes, sous les dictateurs, sous les drones, dans les manifestations, dans les camps, dans les mines, on se suicide, on meure du travail, on meure du non sens, et on tue notre environnement. Tout ça parce que nos états se cramponnent à un système qui broie le monde. 
    On aimerait bien que toutes les formes de résistances non violentes, ou alternatives, fonctionnent, « on », j’en fais partie.  Mais force est de constater que ça ne fonctionne pas. Non pas qu’il faille reproduire une violence d’ état, ce que font certains groupes de droite et d’ extreme droite. Mais une résistance qui n’a pas peur de la violence et qui lutte, y compris par des attaques ciblées, pour une libération de la violence d’ état et ses reproductions me parait nécessaire si on veut avoir une chance d’ éviter le chaos définitif du monde, si on veut éviter un changement de civilisation qui n’est pas progressif mais qui fait dans l’hygienisme totalitaire et hyper productif, avant de transformer les générations futures, s’il en est, en pure objets puis déchets du capitalisme mondial, et si on veut avoir une chance de sauvegarder un tant soit peu l’environnement. 

    La politique de la non violence (toute relative) envers autrui et ses biens de Mandela, King, et Ghandi n’a libéré que temporairement et dans une certaine mesure les peuples d’ un asservissement qui s’est organisé autrement, entre états, et qui sévit toujours, peut être plus encore, et plus vicieusement d’ une certaine manière. Elle a été libératrice en quelques points « géographiques » et historique, mais les racismes et l’asservissement sévit par une toile tissée au delà des frontières. 
    Aujourd’hui nous voyons les printemps Arabe, notamment les printemps Arabe pacifiques, et pensons « pourquoi pas nous ? » 
    D’ une part, pas si pacifiques les printemps « Arabe » (pas seulement) d’ autre part, combien de pays étouffés voir massacrés dans leur tentative de libération (Syrie, Bahreïn, Irak, Maroc, Algérie, Egypte, Yemen, etc etc ). 

    Alors, violence contre les hommes, non, (bien que cela me paraisse malheureusement impossible d’ y couper, ne serait ce qu’en défense. Ce serait se mentir que de croire le contraire.. Mais pas aveuglement), mais destruction des objets, cibles multinationales, et désobéissance envers les systèmes, pourquoi pas.. Je ne sais pas. Je pense aux résistants de la seconde guerre mondiale face au nazisme.. Mais peut-être que j’ai tort sur la mesure de la tournure du monde, que je suis trop négative ou pessimiste, c’est ce à quoi je réfléchi. C’est comme si plus on ouvrait les yeux, plus on n’avait rien à perdre, plus on voudrait réagir. 

    Enfin, je ne parle pas d’éthique naturelle, ça n’existe pas. L’Ethique il me semble nait du souvenir du fouet.. même si le fouet ne fait pas toujours naitre l’éthique. Ce que je veux dire par là, c’est que l’éthique nait de la souffrance dans sa chair. Il n’y a rien de naturel là dedans.. Et si vous comprenez cela, à « bonne volonté » d’ un collectif intelligent, vous pouvez au moins rayer la mention « bonne volonté » (pour l’intelligence elle est toujours assez relative en fait.. Et parler d’ intelligence est déjà trop moraliste après tout, ce qui n’a rien à voir avec l’éthique).

    Bien cordialement.

    Catherine.

  • J'ai un truc à dire

    J’ajoute : avant de parler de collectif et de conscience collective, il faudrait peut être savoir ce qui peut la faire naitre ? Je pense que seule une sidération peut la produire.

    Bien à vous.

  • J’attends désormais mon arrestation et ma disparition, un montage médiatique digne de Snowden, ou de Real Star, pour incitation à la haine (du capitalisme) et incitation à la dégradation virtuelle. Mais je m’en moque parce que mon ami (privé) détective ainsi que ses chattes, toutes plus sexy félines et intelligentes les unes que les autres, sauront, grace à un flair incomparable, et au péril de leurs vies, me retrouver (essaie vivante stp.)

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