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Archive journalière du 13 déc 2009

Zombies, lucioles et autres bestioles : dialogues clandestins 2009 / Nicolas Klotz, Elisabeth Perceval, Georges Didi-Huberman, Frédéric Neyrat, Mathilde Girard

Vendredi 18 décembre à 19h30 au 104 (CENTQUATRE)
Projection du film Zombies, de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
Rencontre, échange avec
Georges Didi-Huberman / Frédéric Neyrat / Mathilde Girard

En novembre et décembre 2008, invités par les Chantiers Nomades, Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval ont passé un mois avec une douzaine d’acteurs à Toulouse. Passer un mois avec des acteurs et une caméra dv, sans « nécessité de résultat » est devenu aujourd’hui une exception, alors que ça devrait être la règle. Ils avaient envie de travailler sur la révolte, sur de nouvelles figures de la révolte, et ont fait un film de zombies en un mois (trois semaines d’écriture, cinq nuits de tournage, sans budget de production). Zombies gardiens, zombies sentinelles, zombies amoureux… Ils aiment Allen Ginsberg, Robert Walser, Pier Paolo Pasolini, Elio Vittorini, Jacques Tourneur… Ulysse Klotz a composé une musique originale de 60 mn qui les accompagne. C’est un atelier, pas un film terminé. Une promesse, peut-être…
Depuis, plusieurs discussions se sont ouvertes avec deux jeunes philosophes, Mathilde Girard et Frédéric Neyrat, et l’historien de l’art Georges Didi-Huberman dont le dernier livre Survivance des lucioles pourrait être un texte un peu fondateur. Un manuel pratique pour explorer concrètement une nouvelle forme de communauté. Celle des signaux faibles », dans un monde tellement saturé de signaux – tous plus forts les uns que les autres – que l’idée même de communauté peut parfois générer une sorte de nausée, de désespoir. Et qu’une zone intéressante de cette communauté de la lueur et des signaux faibles, pourrait s’organiser à partir du cinéma et de la philosophie. Construire, dans l’ombre du spectacle aveuglant des projecteurs, l’irradiation des milliards dépensés chaque jour qui assomment nos regards et éteignent nos corps ; de nouvelles pratiques de cinéma libérées de la lourdeur industrielle. Expérimenter de manière collective comment le cinéma et la philosophie peuvent, ensemble, mettre en mouvement de l’avenir.
Après la projection de Zombies, qui est davantage un processus au travail sur un temps très bref, qu’un film terminé, nous pourrions discuter ensemble et voir très concrètement comment le travail, la manière dont le processus s’est organisé, entre en connexion avec toutes ces questions, très politiques – politique des zombies, des signaux faibles, de l’art et de la révolte qui vient.
Mathilde Girard poursuit actuellement un travail sur la pensée de la communauté, essentiellement à partir de G. Bataille, M. Blanchot, et J.L. Nancy. Communauté pourrait être le nom d’un désir porté par la philosophie d’une singularité de la pensée politique.
Frédéric Neyrat – recherches en cours : étayées sur cette question : quel imaginaire créateur opposer à l’imaginaire fonctionnel des sociétés de clairvoyance ? Peut-être un imaginaire de l’ombre, capable de composer une armée d’individus incomplets, dotés d’étranges manches sans couteaux. Car l’ombre est le milieu forcément défectueux du visible – là où l’entière obscurité retient les formes avant qu’elles ne paraissent ; là où la lumière absolue les consomme en un clin d’œil.
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