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Archive mensuelle de janvier 2009

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Séminaire « Loi et communauté » / Mathilde Girard et Stéphane Nadaud

Réparti sur les deux semestres 2008/2009, ce séminaire se propose de cheminer entre deux concepts, celui de communauté et celui de loi, non  pas tant pour en faire la synthèse que pour les mettre à l’épreuve. Le  concept de communauté sera abordé dans un premier temps par Mathilde  Girard ; au second semestre, Stéphane Nadaud proposera une généalogie de la loi à partir de la méthode nietzschéenne. Alain Brossat assurera la modération des séances. Ce séminaire, les sujets sur lesquels il repose, le dispositif expérimental qu’il emprunte, s’inscrit peut-être dans le sillon de  cette communauté « qui existe virtuellement du fait de l’existence de  Nietzsche », communauté d’amis jaloux de la solitude, qui tenteront, ici, de se rencontrer.

Mathilde Girard / Expérience et communauté / Nous proposons de remettre à l’épreuve la question posée par la communauté à la philosophie en tant qu’elle ouvre un champ  d’expériences subjectives et politiques au destin toujours incertain,  mais s’inscrivant dans la dynamique de l’événement, du suspens, de la  perturbation de l’ordre des choses. Mais qu´est-ce que la communauté ? En quoi peut-elle être saisie par la philosophie, est-elle même conceptualisable ? A partir des travaux de Georges Bataille, de Maurice Blanchot, de Jean- Luc Nancy et de Giorgio Agamben, travaux qui s’agencèrent et se pensèrent dans la communication d’une communauté littéraire, nous  aborderons la communauté non du point de vue de sa définition  sociologique, comme espace de cohésion homogène, mais dans  l’expérience imminente de son déclin, dans l’événement de sa  fragilité, de sa nécessaire précarité. C’est face à la déception de la proposition communiste que  l’élaboration d’une pensée de la communauté s’est avérée nécessaire,  qu’elle s’est imposée aussi, dans l’impossibilité de son projet, comme pensée de l’impossible. Pour Nancy, après Bataille, la question de la communauté est ainsi « la grande absente de la métaphysique du sujet » ; or elle lui est  intimement liée, en tant qu’espace et expérience du déclin, de  l’inclinaison du sujet, « sur ce bord qui est celui de son être-en-commun ». Les singularités quelconques (Agamben) ouvertes par la  communauté n’existent qu’en rapport les unes avec les autres, au  contact permanent de la défaite du mythe de la conjonction (chrétienne) dans l’immanence. En cela la pensée de la communauté n’a  cessé d’affirmer son opposition d’avec toute idée absolutiste du  mythe, chrétien ou nazi. Le même mouvement mobilise ainsi autour de la question de la  communauté  les relations entre l’individu, les singularités, la mort,  le mythe, et la société : « La communauté, loin d’être ce que la  société aurait rompu ou perdu, est ce qui nous arrive – question, attente, événement, impératif – à partir de la société. » Mais l’impossible – la question métaphysique – ne clôt pas les  possibles de l’expérience, et il faudra donc engager la réflexion au  plus près de ce paradoxe constitutif de la communauté : à savoir  qu’elle fut pensée dans le mouvement de son désoeuvrement, de son  inaboutissement, mais qu’elle correspond conjointement à des  expériences politiques et subjectives réelles (politiques,  littéraires, érotiques) – et non seulement rêvées – qui instaurèrent  toujours une zone de conflit avec la société. Au coeur de cette expérience, toujours rare, éprouvante et dangereuse,  « expérience-limite » dirait Blanchot, des affects inédits sont suscités, provoqués ou retrouvés : amitié, fraternité, désir, s’agencent au détour d’une communication qui ne fait pas communion, mais capable néanmoins de soutenir l’événement dans son apparition. Autant d’affects qui s’inventeront nomades, clandestins et secrets, dans la préscience d’une imminente dissolution.

Stéphane Nadaud / Généalogie de la loi / Il s’agira, en quatre séances, de tenter une généalogie, au sens où  Nietzsche construit cette méthode, de la loi. Après avoir exposé, dans  une première séance ladite méthode, nous ferons cette tentative en trois points : 1) le premier, partant de ce qu’on appelle couramment le  structuralisme, analysera en quoi la loi se construit avant tout comme  le paravent destiné à cacher le grand mensonge (Platon / Nietzsche), en l’occurrence celui de l’égalité des différents fragments sensés constituer la société : ce sera le point de départ d’un voyage qui  tentera une histoire de la loi tout au long de l’humanité (nous considérerons l’histoire universelle comme plan de consistance) ; 2)  nous essaierons ensuite, autour d’un noeud particulier (nous ne  parlerons ni d’objet, ni de moment), de voir comment cette  construction a pu s’opérer, d’où elle vient et où elle va – nous  utiliserons alors le rapport, au XVIIe et XVIIIe siècles de la sodomie à la nature (la loi, issue des Lumières, vs Sade) ; 3) enfin, nous essaierons d’ouvrir un autre concept que la loi pour penser un désir qui, prescrivant sa propre transgression, permet de penser la  communauté des vivants.

Séminaire animé par Mathilde Girard et Stéphane Nadaud sur la proposition d’Alain Brossat

Une séance par mois, le jeudi de 17h à 20h / renseignements supplémentaires revue Chimères

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la Nuit juste avant les forêts / Bernard-Marie Koltès

(…) il y a toujours dans ma tête, qui me reviennent tout d’un coup, des histoires de forêt où rien n’ose bouger à cause des mitraillettes, ou des histoires de pute qu’on enterre sans qu’on ait des nouvelles, tandis que ceux d’ici n’ont rien derrière la tête, prêts pour être contents, prêts pour s’amuser, prêts pour jouir tout ce qu’ils peuvent, n’importe où n’importe quand, sans penser à rien d’autre qu’à leur petit coup, tout ces cons de Français prês à jouir leur petit coup dans leur coin et rien derrière la tête qui les en empêcherait, en foutre partout, nous en foutre plein la gueule, leur sale foutre de cons, tandis que, moi, j’ai ces histoires derrière dans ma tête, je ne dis pas que cela ne marche jamais, plutôt le mec qui ne jouit jamais vraiment complètement à cause de ces histoires, parfois même je suis bien, très bien, comme là maintenant si tu ne te barres pas et que j’aie le temps, mais par-derrière la tête, c’est toujours triste comme je ne sais pas comment je pourrais te le dire, avec cette histoire aussi que tu pourrais en avoir marre (parce qu’aujourd’hui peut-être je suis une nullité, mais un jour), et que tu pourrais te barrer avant, alors, je ne suis pas le mec sensible (tu peux faire ce que tu veux), mais je me dirais alors je ne sais quoi, que je voudrais être comme n’importe quoi qui n’est pas un arbre, caché dans une forêt au Nicaragua, comme le moindre oiseau qui voudrait s’envoler au-dessus des feuilles, avec tout autour des rangées de soldats avec leurs mitraillettes, qui le visent, et guettent son mouvement, et ce que je veux te dire, ce n’est pas ici que je pourrais te le dire, il faut que l’on trouve l’herbe où l’on pourra se coucher, avec un ciel tout entier au-dessus de nos têtes, et l’ombre des arbres, ou alors une chambre où on aura notre temps, mais si tu crois que c’est seulement une chambre que je cherche, non, je n’ai pas sommeil, et rien de plus facile à trouver qu’une chambre pour une nuit, les trottoirs sont pleins de chercheurs de chambre et de donneurs de chambre, et si tu crois que c’est seulement pour parler, non, je n’en ai pas besoin comme dehors tous ces cons, je ne suis pas comme eux, je suis le mec, moi, plutôt que de parler, à suivre une belle nana pour la regarder, et la regarder seulement, pourquoi faire autre chose que de regarder une belle nana, et même je suis le mec, moi, plutôt que de regarder une nana, à marcher seulement, et cela me suffit comme occupation, toute ma vie je veux bien me balader, courir de temps en temps, m’arrêter sur un banc, marcher lentement ou plus vite, sans jamais parler, mais, toi, ce n’est pas pareil, et cela, dès que je t’ai vu, et maintenant il faut que je t’explique tout, puisque j’ai commencé, sans que tu te barres et me laisses comme un con, même si maintenant j’ai pris une sale gueule, que ni mes cheveux ni mes fringuent ne sèchent, que je ne voudrais pas regarder dans mon dos le miroir alors que toi, la pluie ne t’a même pas mouillé, la pluie a passé à côté de toi, les heures passent à côté de toi, c’est là que j’ai eu raison de comprendre que, toi tu n’es qu’un enfant, tout te passe à côté, rien ne bouge, rien ne prend une sale gueule, moi, j’évite les miroirs et je n’arrête pas de te regarder, toi qui ne changes pas, et s’il n’y avait pas cette question d’argent, je nous paierais une bière, – plutôt que du café – et alors on serait vraiment tout à fait bien, on s’en boirait quelques unes comme j’en ai eu envie dès le début de la  soirée, j’en ai déjà bu une, et une autre, ou trois ou quatre ou plus, je ne sais plus combien, tout mon fric que je voulais claquer, on le claquerait maintenant, s’il n’y avait pas cela que l’on me l’a piqué juste avant, j’avais assez d’argent pour toute la soirée à boire autant de bières que tu l’aurais voulu et pour être o.k., mais ils me l’ont piqué dans le métro, un sale coup comme cela, il ne me reste plus rien pour toute la soirée que ce que j’avais comme petite monnaie dans la poche de devant, juste pour deux cafés, et j’ai couru derrière eux, pourtant, comme si je le cherchais, jusqu’à ce qu’ils me l’aient piqué, et cassé la gueule encore, dans le couloir du métro il y avait deux loubards, avec cette gueule qui ne trompe pas, des loubards qui cherchent, qui vont faire quelque chose, des loubards sapés et qui tiennent la forme, je cours derrière eux et je me dis : on peut se boire une bière ensemble, – de ces loubards si bien sapés que j’ai toujours envie de courir derrière pour dire à l’un ou l’autre : donne-moi tes fringues, tes chaussures, tes cheveux, ta démarche et ta gueule, tels quels sans rien changer, moi je te donne ce que tu veux (et, s’il me les donnait, je ne me retournerais même pas pour voir ce que je deviens), eux ne se retournaient pas, ils ne m’avaient pas vu,  je ne les quitte pas des yeux et je monte derrière eux dans le premier métro en me disant : je les invite et on se boit une bière, on passe le soir ensemble et personne ne s’emmerde, – mais en même temps que cela, je sens dans mon dos que l’un des deux met la main dansla poche de mon pantalon, qu’il tire mon portefeuille, moi je ne bouge pas tout de suite, je sens que je tiens la forme, alors je me dis : mec, pas de bagarre, je leur parle et il n’y a pas de raison que cela ne marche pas, je me retourne et dis : o.k., fais pas le con, je vous invite et on se boit une bière, après, on verra bien ce que l’on fera, ensemble, on ne s’emmerdera pas -, le loubard derrière moi regarde son copain, ils ne disent rien comme s’ils ne m’avaient pas vu, – o.k., ne faites pas le con, vous me rendez mon fric, on va boire un coup, on se parle un coup et on continue ensemble -, ils se regardent toujours, comme s’ils ne comprenaient pas, et puis, petit à petit, par les yeux, comme cela, ils se mettent d’accord, ils commencent à parler, de plus en plus fort, pour que tout le monde entende, toujours sans me regarder : qu’est-ce qu’il veut, celui là ? il nous cherche ou quoi ? qu’est-ce que c’est que ce mec ? pourquoi il nous les casse ? – ils me poussent vers la porte : on descend ce pédé à la prochaine station et on lui casse la gueule -, alors moi, je leur dis : o.k. vous me rendez mon fric, alors, et c’est bien comme cela, mais eux disent : ce pédé, qu’il attende, et on lui casse la gueule -, personne ne réagit, personne ne croit au fric, tout le monde croit au pédé, et je me fais descendre à la première station sans que personne ne bouge, et quand ils ont fini de me casser la gueule comme au dernier pédé, qu’ils se barrent avec mon fric (malgré ce que je gueule et que personne ne croit), moi, je ne bouge pas tout de suite : surtout, mec, ne t’excite pas, assieds-toi, sur le banc, ne bouge pas, reste là, -, je regarde, c’est tout et cela va bien : il y a une musique, loin, derrière mon dos, un qui doit faire la manche au fin fond des couloirs (c’est o.k., mec, mais surtout, ne bouge pas), en face, sur l’autre quai, assise, il y a une vieille givrée, habillée tout en jaune, qui fait des signes avec des sourires (je regarde, j’écoute, cela va toujours bien), sur la rambarde, en haut, il y a une bonne femme qui s’est stoppée net pour reprendre son souffle, juste à côté de moi il y a un Arabe qui se met assis et qui se chante tout bas des trucs en arabe (je me dis : ne t’excite toujours pas, mec, surtout), et devant moi je vois, je suis sûr que je vois : une fille en chemise de nuit, les cheveux dans le dos, elle passe devant moi, sa gueule se mélange, elle se met à chialer, et continue à passer jusqu’au bout du quai, les cheveux défaits, les poings comme cela, et sa chemise de nuit, alors, tout d’un coup, moi, j’en ai ma claque, moi, de tout ce monde-là, de chacun avec sa petite histoire dans son petit coin, de leurs gueules à tous, j’en ai ma claque de tous et j’ai envie de cogner, la bonne femme là-haut accrochée à la rambarde, j’ai envie de la cogner, et l’Arabe qui se chante son truc pour lui tout seul, j’ai envie de le cogner, le raqué dans mon dos, au fin fond du couloir, la vieille givrée en face, j’en ai ma claque de leurs gueules et de tout ce fouillis, avec la fille en chemise de nuit, à l’autre bout de la station, qui continue de chialer, et moi, je vais cogner, j’ai envie de taper, mec, les vieilles, les Arabes, les raqués, les murs de carrelage, les rames de wagons, les contrôleur, les flics, taper sur les distributeurs, les affiches, les lumières, cette saloperie d’odeur, cette saloperie de bruit, je pense aux litres de bière que j’avais déjà bus et que j’aurais bus encore, jusqu’à ce que mon ventre ne puisse plus en contenir, je restais assis avec cette envie de cogner, mec, jusqu’à ce que tout finisse, jusqu’à ce que tout s’arrête, et alors, tout d’un coup, tout s’arrête pour de bon : les métros ne passent plus, l’Arabe se tait, la bonne femme là en haut arrête de respirer, et la fille en chemise de nuit, on ne l’entend plus renifler, tout s’arrête d’un coup, sauf la musique au fond, et la vieille givrée qui a ouvert la bouche et qui se met à chanter d’une voix pas possible, le raqué joue cela, là-bas, sans qu’on le voie, et elle chante cela, ils se répondent et vont ensemble comme si c’était préparé (une musique pas possible, quelque chose d’opéra ou des conneries comme cela), mais si fort, si ensemble, que tout s’est arrêté vraiment, et la voix de la vieille tout en jaune remplit tout, moi, je me dis : o.k., je me lève, je cavale à travers les couloirs, je saute les escaliers, je sors du souterrain, et dehors je cours, je rêve encore de bière, je cours, de bière, de bière, je me dis : quel bordel, les airs d’opéra, les femmes, la terre froide, la fille en chemise de nuit, les putes et les cimetières, et je cours je ne me sens plus, je cherche quelque chose qui soit comme de l’herbe au milieu de  ce fouillis, les colombes s’envolent au-dessus de la forêt et les soldats les tirent, les raqués font la manche, les loubards sapés font la chasse aux ratons, je cours, je cours, je cours, je rêve du chant secret des Arabes entre eux, camarades, je te trouve et je te tiens le bras, j’ai tant envie d’une chambre et je suis tout mouillé, mama mama mama, ne dis rien, ne bouge pas, je te regarde, je t’aime, camarade, camarade, moi, j’ai cherché quelqu’un qui soit comme un ange au milieu de ce bordel, et tu es là, je t’aime, et le reste, de la bière, de la bière, et je ne sais toujours pas comment je pourrais te le dire, quel fouillis, quel bordel, camarade, et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie, la pluie.
Bernard-Marie Koltès
la Nuit juste avant les forêts /1977
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Qui sont les terroristes, qui terrorise qui ? / Alain Badiou & Eric Hazan

 

 

« Entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».

C’est la définition du terrorisme dans le code pénal. Une telle entreprise, concertée et de grande ampleur, est menée sous nos yeux depuis des mois. Pour l’intimidation, les moyens sont nombreux et variés : contrôles au faciès dans la rue, rondes menaçantes des GPSR (Groupes de protection et de sécurisation des réseaux) avec leurs chiens d’attaque dans le métro, filtrage des issues des cités par la police, surveillance des banlieues depuis le ciel par des drones à vision nocturne. Sans compter l’intimidation des journalistes, menacés de perdre leur place sur appel téléphonique d’en haut.

Pour ce qui est de la terreur, la récente irruption des forces spéciales cagoulées et surarmées, à l’aube, dans un petit village de Corrèze a été filmée et photographiée, si bien que la France entière a pu imaginer l’effroi des enfants devant le surgissement de ces extra-terrestres.

On n’a pas oublié la mort de Chulan Zhang Liu, cette fillette chinoise qui s’est jetée par la fenêtre, l’an dernier, tant elle était terrorisée par un contrôle de police à la recherche de sans papiers.

Ni les adolescents qui poussent l’indiscipline jusqu’à se pendre dans leur prison.

Ni les fillettes du collège de Marciac terrorisées par les chiens renifleurs.

Sans oublier la terreur des malades mentaux qui peuplent les prisons et les bancs publics par grand froid, et auxquels le chef de l’État a promis des mesures techno-médicamenteuses appropriées à la menace qu’ils représentent.

La lutte antiterroriste, avec ses sœurs cadettes que sont la lutte contre l’immigration clandestine et la lutte contre la drogue, ces luttes n’ont rien à voir avec ce qu’elles prétendent combattre. Ce sont des moyens de gouvernement, des modes de contrôle des populations par l’intimidation et la terreur. Ceux qui tiennent aujourd’hui en mains l’appareil d’État ont conscience de l’impopularité sans précédent des mises à la casse qu’ils appellent des réformes. Ils savent qu’une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine. Ils mettent en place un système terroriste pour prévenir et traiter les troubles graves qu’ils prévoient. Les événements de Grèce viennent encore renforcer leurs craintes, dont on peut penser qu’elles sont assez fondées. Car, comme il est écrit à l’article 35 de la constitution de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Alain Badiou et Eric Hazan
Tribune publiée dans Politis / 24 décembre 2008

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